BRUXELLES

Plainte au pénal pour le Campus de La Plaine: «L’atteinte aux espaces verts impossible si les parcelles n’étaient pas scindées»

Plainte au pénal pour le Campus de La Plaine: «L’atteinte aux espaces verts impossible si les parcelles n’étaient pas scindées»

Le projet d’Immobel prévoit la construction de logements luxueux sur une parcelle verte du campus de l’ULB. Artbuild.eu

Une plainte au pénal est introduite concernant le projet immobilier Universalis Park, prévu sur le Campus de la Plaine de l’ULB. C’est la scission des parcelles d’espace vert qui pose problème.

L’asbl Bruxelles Nature et deux riverains ont annoncé mardi avoir introduit une plainte au pénal pour destruction d’espaces verts et de biotope d’espèces protégées au campus de La Plaine. La juge d’instruction Heusghem est en charge de l’affaire.

Les opposants ont introduit dans la procédure l’acte de vente en vertu duquel l’Université Libre de Bruxelles (ULB) a acquis le terrain du futur campus de la Plaine en 1972. À travers lui, l’ULB s’est engagé à entamer la construction de bâtiments universitaires avant le 3 octobre 1974 et à ne pas aliéner les terrains, ses locaux et ne pas concéder de droits réels sur ces immeubles pour une période de 50 ans à compter du 24 juillet 1969 si ce n’est pour cause d’utilité publique reconnue par arrêté royal ou en vue de l’aménagement du site universitaire.

50 ans

Pour Bruxelles Nature, en scindant le terrain en parcelles vendues à Immobel, l’ULB n’a pas respecté les clauses particulières valables pendant 50 ans à dater de la vente. Cela n’entraîne cependant aucune conséquence juridique dès lors que les parties concernées - l’ULB, Immobel et l’État belge - ne soulèvent aucun grief. Les opposants estiment que l’atteinte aux espaces verts et au biotope n’aurait pas été possible sans cette scission du terrain en parcelles.

Un recours en annulation est toujours pendant devant le Conseil d’État. Leur demande de classement du site auprès du gouvernement bruxellois s’est par ailleurs heurtée à une fin de non-recevoir.
 

Un dossier à multiples rebondissements


Pour rappel, le promoteur Immobel projette de construire des logements sur deux parcelles acquises à l’ULB. Les opposants, des étudiants et des défenseurs de la nature pour l’essentiel qui sont allés jusqu'à s'attacher aux arbres, veulent préserver l’un des plus importants poumons verts d’Ixelles. Ils assimilent aussi les loyers des futurs kots à ceux de logements de luxe, là où Immobel invoque les prix du marché.
 

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