BRABANT WALLON

Benoît Poelvoorde jouera Napoléon lors des reconstitutions de "Waterloo 2015"

Benoît Poelvoorde jouera Napoléon lors des reconstitutions de "Waterloo 2015"

Benoît Poelvoorde, impressionnant de profondeur et de vérité en Napoléon, sur la nouvelle affiche de "Waterloo 2015" Doc

L'acteur prévu au départ n'étant plus disponible, les organisateurs de "Waterloo 2015" ont pu convaincre Benoît Poelvoorde de le remplacer. C'est donc le comédien namurois qui incarnera Napoléon lors des spectacles et reconstitutions prévus du 18 au 21 juin.

Au départ, Napoléon devait être incarné par Frank Samson, un comédien qui est aussi... un avocat français. Mais voilà, le plaideur parisien vient d'être recruté par l'ancien président français Nicolas Sarkzoy, empêtré dans une kyrielle de litiges.

Vu l'abondance de procès en cours, impossible pour lui dès lors d'être encore disponible pour les énormes festivités de "Waterloo 2015", prévues à partir du 18 juin.

Les organisateurs ne sont pas restés sans réaction. Et tant qu'à chercher un autre acteur, ils se sont dit "pourquoi ne pas tenter une star ?".

Ils ont donc cherché parmi les vedettes (encore en vie) lesquelles avaient déjà incarné le "Petit Caporal". Il y a bien sûr Serge Lama, jadis assez ressemblant et auteur de la comédie musicale "Napoléon", mais c'était en 1984. Christian Clavier fut un étonnant Bonaparte dans une série télé franco-canadienne en 2002, mais il est trop occupé par la préparation des "Visiteurs 3". La liste comprend aussi Bernard-Pierre Donnadieu, Daniel Auteuil et même Alain Chabat, mais ceux-là n'ont pas laissé un souvenir impérissable.

On a alors pensé aux résidents français installés en Belgique, et peut-être soucieux d'améliorer leur intégration : l'animateur Arthur n'était toutefois pas crédible, Richard Virenque un peu léger, et Gérard Depardieu trop lourd pour qu'un cheval le supporte pendant toute la durée des reconstitutions.

Soudain quelqu'un a lancé "et Benoît Poelvoorde?" !  Il est vrai que le comédien namurois, toujours très populaire, n'a jamais joué un empereur français mais qu'il a incarné avec prestance Brutus, le fils de César, dans "Astérix aux Jeux Olympiques", en 2008.

Personne n'a oublié cette scène d'anthologie où, juché sur un cheval, il commande les légions romaines depuis une colline (réclamant notamment une "formation en tortue d'un point de vue animalier !").

"L'avantage d'avoir porté un uniforme de douanier"

De façon surprenante, les contacts ont été très rapidement positifs. Le comédien namurois s'est dit "flatté qu'on ait pensé à lui". Il a avoué avoir depuis longtemps envie de renouer avec un spectacle "vivant" et un contact plus "authentique" avec le public belge. Il ajoute que "tout ce qui est militaire et hiérarchisé le fascine".

En outre, il était libre aux dates souhaitées. Le courant est bien passé avec le metteur en scène du spectacle d'ouverture Luc Petit (collaborateur à plusieurs reprises de Franco Dragone). Benoit Poelvoorde s'est senti de suite très à l'aise dans l'habit napoléonien.

"C'est l'avantage d'avoir joué un jour un douanier (NDLR: dans "Rien à déclarer") ! Après, on peut jouer tous les cons possibles en uniforme", a-t-il déclaré avec sa gouaille habituelle. 

Avec la présence de Benoît Poelvoorde, on attend non plus 75 000 mais 150 000 spectateurs à la soirée d'ouverture. Il est question d'une retransmission en Eurovision (la Grande-Bretagne, l'Italie, la Russie, l'Autriche mais aussi la Prusse, la France et bien sûr la Corse sont intéressés).  

La présence de la star belge (plusieurs fois nominée aux Magritte, excusez du peu) pourrait attirer d'autres vedettes venues du cinéma. D'autant que la Fondation Kubla et le milliardaire kazakh Patokh Chodiev, domicilié à Waterloo, ont décidé de mettre la main au portefeuille.

Grand complice du comédien namurois (dans "le Boulet" notamment, un film qui sentait déjà bon la poudre), le comédien José Garcia jouerait donc son aide de camp pour un duo pétillant. Le vétéran Roger Moore, ancien James Bond, sortirait de sa retraite pour incarner le Duc de Wellington, chef de l'armée anglaise. Quant au maréchal Grouchy (dont les troupes arrivent trop tard), il devrait prendre les traits de Jean-Luc Fonck.  

A l'heure d'écrire ces lignes, la nouvelle affiche sortait de presse. Nous vous la livrons en exclusivité.