FRANCE

Airbus A320: «Les secours auront du mal à atteindre la carcasse»

Airbus A320: «Les secours auront du mal à atteindre la carcasse»

AFP

Accompagnateur en montagne et pompier volontaire dans le Val d’Allos, Nicolas Raiteri sait que le travail des secours sera très compliqué sur le site de l’accident de l’Airbus A320.

Habitué à faire visiter les montagnes du Val d’Allos aux touristes, Nicolas Raiteri connaît bien le massif des Trois-Evêchés (qui culmine à 2960m d'altitude, NDLR). Assez pour savoir que le travail des secours sera très compliqué.

«Le massif des Trois-Evêchés est très difficile d’accès, explique le Marseillais d’origine. C’est un endroit accessible uniquement à pied ou en hélicoptère. Aucun camion ne peut s’y rendre. Et les remontées mécaniques ne pourront être utilisées que pour apporter du matériel.»

Avec un seul petit aérodrome à Barcelonette, les secours, pourtant bien préparés à ce genre de situation catastrophe – «Nous avons encore simulé un accident de ce type, avec la protection civile, il y a deux ou trois ans» – devront certainement s’appuyer sur l’aide de l’armée. «Parce que même si le massif des Trois-Evêchés est peu boisé et dévoilera sans doute rapidement la carcasse de l’Airbus, il y a fort à parier que les conditions climatiques actuelles ne vont pas leur faciliter la vie.»

Car, si l’enneigement des pics de la région est sur le déclin, «les plaques de neige sont fragilisées et des petites avalanches sont possibles, selon l’endroit où se trouve l’avion.» Autant de contretemps auxquels viennent s’ajouter les nuits froides ou la pluie qui balaie le Val d’Allos à cette période-ci de l’année.

Déjà endeuillée par le crash d’un avion reliant Paris à Saïgon, en 1953 au mont Cenet, ou encore d’un avion de tourisme, le Val d’Allos – dont l’espace aérien a été directement fermé par les autorités après l’accident de ce mardi – s’attend à vivre plusieurs jours au rythme de cette mission de sauvetage.