BELGIQUE

Accident de Sierre: une récolte d’argent pour poursuivre l’enquête

Accident de Sierre: une récolte d’argent pour poursuivre l’enquête

L’accident avait fait 28 morts, dont 22 enfants âgés de 11 ou 12 ans. AFP

Une fondation a été mise sur pied pour récolter de l’argent en vue d’une poursuite de l’enquête sur l’accident de Sierre, en Suisse, qui avait fait 28 morts dont 22 enfants en 2012.

«Avec cette fondation, nous voulons récolter des fonds en vue de la poursuite d’une enquête indépendante sur les circonstances véritables de la catastrophe qui a coûté la vie à nos enfants», explique Paul Schilders dont le fils Luc, âgé de 11 ans, a péri le 13 mars 2012 dans le tragique accident de car qui s’est produit en Suisse au retour des classes de neige. L’accident a fait 28 morts au total dont 22 enfants de 11 et 12 ans. Vingt-quatre enfants ont également été blessés. La catastrophe sera commémorée vendredi à Sierre.

«Une série d’aspects cruciaux comme la trajectoire étrange effectuée par le car pendant les derniers mètres et l’utilisation par le chauffeur d’antidépresseurs n’ont pas été suffisamment pris en compte par les autorités helvétiques», selon le site internet de la fondation www.stichtingbusrampsierre.nl.

La fondation de droit néerlandais est qualifiée d’utilité publique. Cette dernière peut bénéficier de certains avantages fiscaux sur les dons en vigueur aux Pays-Bas. La fondation ne peut pas encore délivrer d’attestation fiscale en vue d’une déduction fiscale en Belgique mais cela pourrait changer dès qu’une demande en ce sens sera introduite, a-t-on appris auprès du ministère des Finances.

Les époux Schilders ont par ailleurs fait exécuter avec quelques autres couples une reconstitution de l’accident par un bureau d’enquête internationale indépendant au mois de juillet dernier. Les parents entendent poursuivre la procédure afin d’élucider l’affaire. La justice suisse a en effet annoncé le classement de l’affaire en juin dernier, les circonstances de l’accident ne pouvant être déterminées.

«Nous avons une objection avec la décision prise par la justice de Sion de clore l’enquête (...) alors qu’elle dispose d’un délai de 7 ans pour cela», explique Paul Schilders. En cas de réponse négative, «nous introduirons un pourvoi devant la Cour européenne des Droits de l’Homme car nous avons droit à une enquête approfondie sur tous les aspects de la catastrophe qui a coûté la vie à nos enfants», poursuit le père de famille qui assistera avec son épouse et son fils aîné aux commémorations vendredi.