Beverly Jo Scott à l’Eurovision! Même si elle est «seulement» l’auteur des paroles de la chanson, la plus belge des chanteuses américaines a du mal à le croire.

«P…, j’ai encore du mal à l’imaginer, moi, une pure rockeuse!» (rires). Quand on lui demande si elle l’a déjà regardé, elle répond: «Bien sûr! Dans toute sa splendeur mais aussi dans toute son horreur! (rires).»

C’est un peu en dernière minute que BJ a rejoint le projet de Loïc. «Le texte qui était prévu pour la chanson n’est jamais arrivé. Mais le malheur des uns fait le bonheur d’une autre! Il n’avait plus que quelques heures pour avoir un texte, et donc il m’a appelée…»

Loïc a frappé à la bonne porte, puisque BJ le connaît bien. Elle a donc pu s’inspirer de lui pour écrire assez rapidement des paroles. «Dans l’espace d’une heure, une heure et demie, on avait un texte. On a fait encore quelques ajustements le lendemain, mais c’était OK.»

La thématique tourne autour des différences ou des similitudes. «C’est le fonctionnement mécanique du corps, du cœur (NDLR: d’où les engrenages et le cœur mécanique dans le clip), des choses que nous possédons tous. Un autre message important de la chanson, c’est qui faut vivre ce que l’on est. C’est un hymne d’encouragement: il faut suivre son propre rythme. Les traces qu’on laisse sur la terre, c’est notre décision.»

BJ Scott a encore du mal à réaliser que son texte va être découvert par 195 millions de téléspectateurs. «C’est un peu comme si on me disait: tiens, on va marcher jusqu’à la lune! (rires) Cela devient abstrait…»

BJ Scott fera le voyage à Vienne en mai. «J’ai confiance en lui. Mais déjà tout à l’heure, lors de la présentation, j’étais raide de stress.»