Maladie de Parkinson: quels sont les traitements?

On ralentit l’évolution de la maladie, mais on ne guérit pas. BELGA/AFP

La maladie de Parkinson a une évolution variable, qui répond de manière individuelle au traitement. «On ralentit l’évolution, on contrôle les symptômes, on aide à bien vivre avec, mais on ne guérit pas », explique le Dr Bouquiaux

Quels médicaments?

«La base du traitement c’est la dopamine, qui est le principal neuromédiateur qui disparaît dans la maladie de Parkinson, dit le neurologue. Mais elle génère beaucoup d’effets secondaires, comme les dyskinésies, des mouvements anormaux. Il y a des moments où l’efficacité de la dopamine est nulle et le patient est dans l’incapacité de faire le moindre mouvement

La thérapeutique médicamenteuse reste insuffisante pour les différents stades de la maladie, d’où l’importance de développer une approche somatique.

Les opérations

La stimulation cérébrale profonde, qui consiste à implanter une puce dans le cerveau, est commencée de plus en plus tôt. «Les patients ne sont pas très chauds au début de leur maladie pour accepter de faire traverser le cerveau par les électrodes et risquer des effets secondaires. »

L’instillation duodénale

«On perfore l’abdomen et on place une sonde dans l’estomac, qui redescend jusque dans l’intestin. Sur un petit boîtier, que l’on porte à la ceinture, on a un gel de dopamine qui est instillé en permanence. C’est une stimulation continue, qui permet de contrôler les dyskinésies. C’est une thérapie plus physiologique à partir du moment où les traitements ne sont plus efficaces, quand le patient a perdu l’intégralité de sa dopamine endogène

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