SUISSE

3 ans après la catastrophe, un monument sera inauguré à Sierre

3 ans après la catastrophe, un monument sera inauguré à Sierre

Le car avait foncé contre le mur d’un tunnel de Sierre, faisant 28 morts. Belga

Le vendredi 13 mars aura lieu une cérémonie de commémoration de l’accident de car qui avait coûté la vie, en 2012, à 28 personnes dont 22 écoliers de Lommel et Heverlee dans un tunnel de Sierre, en Suisse.

Les proches des victimes se rendront sur place avec un avion de la Défense décollant depuis Melsbroek. Le même jour, un monument sera inauguré à Sierre, alors qu’une commémoration sera également tenue à l’école primaire ‘t Stekske, à Lommel, indique la directrice de l’établissement, Nicole Gerits.

Selon celle-ci, un moment dédié au souvenir et à la prière sera aussi organisé durant le week-end à Lommel, mais dans la discrétion et sans que la présence de la presse ne soit souhaitée.

A Heverlee, des moments similaires sont prévus, soit une messe à la Lambertuskerk le 12 mars au soir et quelques minutes de commémoration en début de journée au sein de l’école Sint-Lambertus le jour suivant, selon le président de la direction de l’établissement, Dirk De Gendt.

Tout comme Nicole Gerits, il insiste sur le besoin des proches que la presse reste discrète. Il se dit encore régulièrement confronté, trois ans après, aux souvenirs de l’accident, survenu durant le retour de classes de neige. «Ces émotions très fortes ne ressortent pas qu’aux alentours de l’anniversaire de l’accident, mais aussi à d’autres moments de l’année, car nous voyons les petits frères et soeurs aux cours ou à la catéchèse, et les parents quand ils viennent déposer ou chercher leurs autres enfants à l’école», indique-t-il. Selon Nicole Gerits, «certains sont parvenus à digérer la perte de leur enfant, d’autres ne sont pas encore arrivés à ce stade».

L’accident fait toujours l’objet de doutes chez certains proches, qui soutiennent que le chauffeur du bus aurait pu volontairement percuter le mur du tunnel, alors que la justice suisse avait conclu à un malaise ou une inattention du chauffeur comme cause probable du choc.