COMMENTAIRE

Commentaire : Waterloo en plein déni

Commentaire : Waterloo en plein déni

Si la maison communale de Waterloo était bien l’épicentre du séisme politique que vient de vivre la cité du Lion, la politique a ça de particulier que ce n’est pas forcément à cet endroit que les secousses ont été les plus violemment ressenties.

Il est encore possible d’y trouver des cadres politiques qui estiment que l’affaire Kubla ne devrait pas traîner à se dégonfler. Comme si l’argument de son avocat «On ne peut pas faire des affaires autrement au Congo» allait absoudre Serge Kubla. Comme si l’opinion publique était prête, sans grimacer, à accepter de voir un bourgmestre devenir porteur de valises, fussent-elles légales, pour une entreprise privée.

Les édiles waterlootois devront pourtant admettre que, même libéré, Serge Kubla ne pourra pas reprendre sa place comme si de rien n’était. Et surtout pas avec la pression que lui a mise le président du MR en réclamant sa démission. Mais, là aussi, on trouve, à Waterloo, des échevins qui interprètent le message – fort – d’Olivier Chastel à leur sauce – douce –. Le MR ne réclamerait pas la démission de Serge Kubla mais la mise à disposition de son mandat. Pardon, mais c’est strictement la même chose… Si Serge Kubla met son mandat entre les mains du MR, il lui sera confisqué dans la seconde. S’il ne le fait pas, cela prendra un peu plus de temps. Innocent ou coupable, Serge Kubla a perdu Waterloo.