Square Léopold : les notaires craignent une influence sur l’immobilier

Square Léopold : les notaires craignent une influence sur l’immobilier

- EdA - Florent Marot

La construction d’un centre commercial de 20.000 à 23.000 m2 dans le haut de Namur pourrait avoir de l’influence sur l’immobilier. C’est en tout cas l’avis des notaires namurois Valentine Demblon et Philippe Laurent, qualifiant le parc Léopold de «chancre urbain».

Dimanche, le collège communal a tendu la main au Collectif pour la sauvegarde du parc Léopoldet a annoncé qu’il ajusterait le projet après que le «Non» l’ait emporté lors la consultation populaire.

Certains commerces du centre-ville avaient déjà renégocié leurs loyers à la baisse à la suite de l’annonce de la construction de ce centre commercial et avant la consultation populaire. Toutefois, précise Me Laurent, les prix à la vente restent élevés.

Selon les notaires, ce projet de centre commercial mettra Namur en avant et attirera les consommateurs de l’extérieur, comme l’Esplanade de Louvain-la-Neuve.

«On espère que les gens ne se limiteront pas au centre commercial. Il y a une levée de boucliers de petits commerçants dans le bas de la ville et dans le piétonnier où le turn-over est important. Aussi, les commerçants d’Erpent craignent de voir leurs clients retourner en ville», explique Me Demblon.

La situation actuelle est négative pour les commerces namurois. «Le centre-ville, à l’exception des rues de Fer et de l’Ange, souffre des commerces qui s’installent à l’extérieur, vu le parking difficile et coûteux. En dix ans, la rue de Fer a perdu trois places au classement belge et est huitième derrière la rue Neuve de Bruxelles qui est n°1», constate Me Demblon.