POLITIQUE

Armée: le«plan stratégique» et l’avenir de Florennes connus pour Pâques

Armée: le«plan stratégique» et l’avenir de Florennes connus pour Pâques

La base de Florennes sera bientôt fixée sur son sort. Belga

Le ministre de la Défense a annoncé qu’il présenterait «vers Pâques» les «grandes lignes» du plan stratégique sur l’avenir de l’armée belge qu’il a été chargé de rédiger en vertu de l’accord gouvernemental, reportant à septembre les mesures d’exécution concrètes et sans donner de garanties sur le maintien de la base aérienne de Florennes.

«Vers Pâques, je vais demander un «go» au gouvernement sur les grandes lignes de ce plan», a-t-il affirmé en commission de la défense de la Chambre.

M. Vandeput (N-VA) a admis qu’il était «impossible» de rédiger un plan définitif en six mois, notamment en raison des économies imposées à la Défense - 225 millions d’euros cette année, qui monteront à 400 millions à la fin de la législature en 2019.

Le ministre compte ensuite demander au gouvernement fédéral un accord sur les «principaux généraux» de son plan stratégique avant les vacances parlementaires, puis présenter un plan d’exécution «vers septembre» avec les aspects liés à l’infrastructure.

Les premières mesures d’exécution entreraient en vigueur au début de l’an prochain. «Au 1er janvier» 2016, a précisé M. Vandeput.

L’accord gouvernemental de l’équipe Michel 1er stipule que «le gouvernement oeuvrera à la mise en place d’une loi de programmation militaire sur dix ans ayant à l’esprit une vision stratégique à long terme et explorant également la possibilité de méthodes alternatives de financement pour les programmes d’investissement majeurs» comme le remplacement des chasseurs-bombardiers F-16 ainsi que des frégates et des chasseurs de mines de la Marine - des projets qui «pèsent» une demi-douzaine de milliards d’euros.

L’annonce du report des décisions concrètes sur l’avenir de l’armée a provoqué des réactions de déception auprès des députés d’opposition.

Quid de la base de Florennes?

Le député Georges Dallemagne (cdH) a ainsi dénoncé «le nouveau report de six mois» de la présentation par le gouvernement du plan stratégique de la Défense et d’un plan d’investissement sur dix ans en s’interrogeant sur l’avenir de la base de Florennes.

«Ce report du plan stratégique signifie-t-il que de lourdes menaces pèsent sur les infrastructures militaires dans le sud du pays?», s’est-il demandé dans un communiqué.

Le député David Clarinval, citant des propos tenue par son chef de groupe, Denis Ducarme, dans une interview publiée le 7 janvier par les journaux du groupe ‘L’Avenir’, a prévenu le ministre que (le maintien de la base de) Florennes «n’est pas négociable» pour les libéraux francophones. La fermeture de cette installation serait un «casus belli», a ajouté ce membre de la majorité gouvernementale à l’adresse du ministre.

Lequel a aussi annoncé ce mercredi que la Défense n’organiserait pas dans l’immédiat de comité d’avancement pour les grades les plus élevés des sous-officiers et des officiers supérieurs, dont les généraux.

«Nous voulons un cadre qui soit adapté aux besoins du futur», tels qu’ils seront définis par le plan stratégique, a justifié M. Vandeput.