Nouveaux horaires SNCB : peut-on corriger ?

Nouveaux horaires SNCB : peut-on corriger ?

Le nouveau plan des horaires SNCB fait l’unanimité contre lui. Certains réclament des corrections. Possible? BELGA

Les nouveaux horaires de trains sont unaniment décriés. Les patrons de la SNCB s’en expliquent à la Chambre aujourd’hui. Corrections possibles?

Le sondage de l’association Navetteurs.be sur le nouveau plan de transport de la SNCB (voir ci-contre) tombe mal. Ou plutôt bien, c’est selon. Selon que l’on soit à la place des CEO de la SNCB, Jo Cornu, et du gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire Infrabel, Luc Lallemand, qui, comme l’a réclamé le groupe Écolo, seront sur le gril aujourd’hui à la Chambre. Ou que l’on soit sur les bancs de l’opposition d’où on ne manquera pas de critiquer la nouvelle grille horaire des trains.

C’est que beaucoup n’ont pas attendu que l’association Navetteurs.be constate que 9 usagers sur 10 sont mécontents pour flinguer un plan entré en vigueur il y a un peu plus d’un mois.

Le cdH a déjà fait savoir qu’il ferait «entendre son mécontentement». Rappelant que les promesses faites par la SNCB – meilleure ponctualité et offre de mobilité notamment – sont loin d’être tenues.

La socialiste Karine Lalieux, qui préside la commission de l’Infrastructure de la Chambre, entend aussi les récriminations sur ce plan. Mais elle souhaite d’abord que soient mis au point aujourd’hui les éléments objectifs qui permettront de voir si c’est au niveau de plan de transport que ça coince ou si ce sont d’autres éléments qui grippent les aiguillages (travaux, infrastructures…).

Et si c’est bien au niveau des horaires qu’est le problème? «Je pense que des points précis ne touchant pas le “plan en étoile” peuvent être modifiés le cas échéant», dit la député. La SNCB, elle, a toujours dit que toucher à une case horaire à un bout de la Belgique risquait de détricoter tout le mécanisme de son “plan en étoile”.

La députée cdH Vanessa Matz n’en a cure: «prendre les problèmes les plus aigus, en tout cas au niveau des horaires, est primordial. Il n’est pas inconcevable d’en rééquilibrer certains en fonction des besoins les plus criants», dit-elle, évoquant les cas d’étudiants dans l’impossibilité de rejoindre leur école en train selon des horaires acceptables.

«Un raisonnement vicieux»

En octobre, avec sa collègue Isabelle Poncelet, elle avait déposé une proposition de résolution pour préserver le trafic ferroviaire dans les zones rurales moins fréquentées, sacrifiées sur l’autel des restrictions budgétaires.

«Diminuer les moyens sur certaines lignes pour ensuite constater que la fréquentation diminue, et donc en conclure qu’on va les fermer, c’est un raisonnement vicieux, dit-elle. Il faut une vision commune fédéral/régions sur la mobilité dans laquelle la SNCB joue le rôle moteur. Car quand on voit certaines lignes qui sont suppléées par des bus, c’est une manière de renvoyer la charge à la Région. La ministre Galant a beau dire que c’est provisoire, on sait que dans ces cas-là, le provisoire devient vite définitif.»