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Le Kamasutra de l’allaitement: 9 positions pour nourrir son bébé

Le Kamasutra de l’allaitement: 9 positions pour nourrir son bébé

Julie Grêde a allaité sa petite Jinny pendant deux ans. Elle partage son expérience dans son livre «Sein ou biberon? Choisis ton camp!» EdA - Jacques Duchateau

Auteure de «Sein ou biberon? Choisis ton camp! Julie Grêdes a allaité sa petite Jinny pendant deux ans: six mois à temps plein, puis une tétée par jour. Elle nous conseille neuf positions pour allaiter.

 

1.La madone

C’est la position basique: «La première qu’on apprend à la maternité.» Cela consiste à imiter les statues de vierge à l’enfant dans les églises: ventre contre ventre.

À l’hôpital, on apprend à la maîtriser avec l’aide d’un coussin d’allaitement. «C’est un investissement intéressant pour une future maman, explique Julie. Car déjà pendant la grossesse, elle peut l’utiliser pour dormir: elle le cale entre les jambes et dort mieux sur le côté.»


 

2. La madone inversée

C’est la même chose, mais au lieu de tenir le bébé avec le bras qui se trouve du côté du sein que le bébé tete, on prend l’autre bras. «C’est idéal pour un tout jeune bébé ou un prématuré, car on maintient bien la tête, qui a tendance à partir dans tous les sens. Après, quand il devient grand, ce n’est plus possible.»


 

3. En écharpe

Pour le bébé, c’est la même position que la madone et la madone inversée. Mais il est soutenu par une écharpe… qu’on aura appris à nouer pendant la grossesse. «Cela permet d’allaiter debout, et de faire la vaisselle en allaitant», dit Julie. Elle recommande quand le bébé est malaéde ou qu’il a un pic de croissance et réclame tout le temps le sein.

 

4. En ballon de rugby

Ça ressemble aux autres positions, mais la différence est importante, car la position du bébé se trouve à un autre endroit sur le sein. «Varier les postions est important au début de l’allaitment, pour éviter les crevasses. En alternant Madone, rugby et côté, un sein, puis l’autre, on a en tout six postions qui permettent à la peau de cicatriser.

 

5. Allongée

La position en chien de fusil, ventre contre ventre est parfaite pour la nuit, selon Julie. «Tout le monde peut dormir! Il n’est pas conseillé d’essayer dans les trois premiers jours, mais très vite, le bébé trouve lui-même le chemin jusqu’au sein. Vous risquez de vous endormir en allaitant la nuit, alors attention, n’adoptez pas cette position si vous fumez ou que vous prenez des médicaments.»

Et si l’allaitement allongé devait se transformer parfois en co-dodo, Julie précise «privilégiez les draps aux couettes, qui pourraient augmenter le risque d’étouffement.»

 

6. À califourchon

«On peut adopter cette position de face à face en tenant la tête du bébé. Quand il devient plus grand, il aime bien cette position où il a l’impression d’être plus actif.»


7. En tailleur

 

Le bébé est lové au maximum et la maman se penche vers lui pour le nourrir. «La position n’est pas hyper confortable pour le dos de la maman. Je la recommande quand le bébé a des grosses peurs, des colères, qu’il est malade. Car il se sent complètement cadré et entouré, ça le rassure.»


 

8. La louve

«Cette position-là non plus n’est pas quotidienne», admet la jeune femme. La maman est à quatre patttes au-dessus de son bébé, ses bras sont très sollicités… «J’ai essayé une fois, quand j’avais un gros engorgement, et ça m’a soulagé.»


 

9. L’Australienne

 

La maman est couchée sur le dos: la tête, les bras et les épaules sont calés dans des coussins. Le bébé est allongé sur son ventre. «C’est une position recommandée aux femmes qui ont un réflexe d’éjection très fort. Chez certaines mamans, la première tétée provoque des jets de lait qui peuvent aller jusqu’à trois mètres.» Là, le bébé ne s’étranglera pas par un jet trop puissant.

L’histoire de la Milky War

Dans son livre «Sein ou biberon? Choisis ton camp!» Julie Grêde raconte la Milky War: la guéguerre que se livrent sur internet les partisans de l’allaitement maternel et ceux du biberon. Avec humour, la jeune femme parle des avantages et inconvénients, démonte les idées préconçues et appelle les deux camps à plus de compréhension mutuelle.

Julie Grêde, «Sein ou biberon» aux éditions La Boîte de Pandore