Defour et Boucaut offrent une sortie inespérée à Ciman

Defour et Boucaut offrent une sortie inespérée à Ciman

Un but et la victoire face à Anderlecht: Laurent Ciman ne pouvait rêver plus beaux adieux «rouches». BELGA

Le foot a encore perdu une bataille hier. C’est toujours le cas quand les supporters débordent et que l’arbitre devient l’homme du match.Standard - Anderlecht : 2 - 0

Assistance: 27 721.

Arbitre: M. Boucaut.

Carte rouge: 53e Defour (2 cj).

Cartes jaunes: Louis, Vanden Borre, Ciman, Carcela.

Buts: Ciman (1-0, 64e), De Camargo (2-0, 88e).

STANDARD: Thuram; Milec, Scholz, Ciman, Van Damme; Carcela (86e Lumanza), Trebel, Faty, Bia (67e Mpoku); De Camargo, Louis (77e Ono).

ANDERLECHT: Proto; Colin (75e Marin), Heylen, Deschacht, N’Sakaka; Dendoncker; Najar, Defour, Tielemans (75e Leya Iseka), Alvarez (59e Kljestan); Cyriac.

On commence à prendre l’habitude de ces Clasicos craignos qui accouchent d’une souris footballistique. Hier, on n’a pas été loin de toucher le fond à Sclessin. Une poignée de demi-occasions pour émailler une partie où le Standard avait décidé de laisser l’initiative à des Anderlechtois pourtant déforcés.

Jusqu’à l’exclusion de Defour, personne ne méritait de prendre les trois points. «C’était mauvais des deux côtés», constatait Besnik Hasi. «L’exclusion a tout changé en notre faveur», admettait son vis-à-vis. Dix minutes plus tard, Colin laissait filer Ciman vers les adieux rêvés. «Ensuite, on a pris tous les risques pour revenir au score», enchaînait l’entraîneur d’Anderlecht. Avec un but tout en opportunisme de De Camargo sous le nez de Heylen à la clé.

En lisant (ci-contre) les raisons de la décision… décisive d’Alexandre Boucaut, on ne peut pas jeter la pierre à l’arbitre. Sauf qu’un minimum de psychologie aurait eu toute sa place dans ce match entamé dans un climat pourri. «Par la presse», selon Hasi. Par un tifo débectant à l’adresse de Defour (lire par ailleurs) et des jets de pétards à celle de Proto, ajouterons-nous.

M. Boucaut a manqué de discernement dans ce contexte. En donnant précisément la première carte jaune du match à Defour dès la demi-heure. Il y avait moyen de s’en passer. Et en ne lui laissant pas plus le bénéfice du doute, vingt minutes plus tard, alors que tout le stade sifflait à tout rompre pour attirer l’attention sur Milec qui restait au sol.

Mais l’Anderlechtois ne s’est pas montré plus lucide. Son premier dégagement dans la tribune valait une jaune selon la lettre du règlement. Quand il a remis ça pour qu’on puisse soigner Milec, il y a aussi mis une rage qui lui faisait courir de façon trop flagrante le risque d‘une exclusion. On est en droit d’attendre plus de discernement de la part d’un joueur de son expérience.

En attendant, le Standard a raffermi sa position dans le top 6 et, mis à part le 0-2 à La Gantoise, son «meilleur ennemi» n’a toujours pas gagné un match au sommet en championnat cette saison. D’un côté, il est temps de trouver une animation offensive qui fasse moins mal aux yeux et de l’autre, il est temps que les cadors reviennent.