Deuxième journée de violences à Kinshasa

Des jeunes hostiles au président Kabila se sont à nouveau répandu dans les rues. AFP

Kinshasa a connu ce mardi une deuxième journée de violences entre policiers et jeunes hostiles au président Joseph Kabila. Dans l’après-midi, une centaine de jeunes émeutiers ont pris d’assaut puis mis le feu à la mairie de la commune de Ngaba, un quartier sud de la capitale congolaise, et sont restés plus d’une demi-heure à regarder l’incendie ravager ce bâtiment symbole de l’État. Les forces de l’ordre étaient absentes, et les rues alentour désertes.

La ville était privée d’internet, sur ordre des autorités; les envois de SMS impossibles, et les services 3G indisponibles. Et Air France a annulé son vol aller-retour Paris-Kinshasa mardi «en raison de la dégradation de la situation».

De nombreuses scènes de pillages ont été observées par des journalistes de l’AFP ou rapportées par des témoins, dans plusieurs quartiers, et une vingtaine de personnes au moins ont été arrêtées par l’armée et la police.

Au total, les autorités ont dénombré quatre morts lundi (deux policiers et deux «pilleurs»), mais selon l’opposition et un diplomate, il pourrait y en avoir eu bien plus, jusqu’à une quinzaine.