CYCLISME

Franklin Six: «Ne pas me comparer à mon oncle Frank»

Franklin Six: «Ne pas me comparer à mon oncle Frank»

Le style de Franklin Six fait indubitablement songer à celui de son regretté parrain, Frank. Color Code

Franklin Six, le filleul du regretté Frank Vandenbroucke, passe à un niveau supérieur au sein de Color Code Aquality Protect.

Bon sang peut-il mentir? Lorsqu’on observe Franklin Six, ici à Calpe, où le coureur de Ploegsteert participe au stage de sa nouvelle formation Color Code, la ressemblance avec son regretté parrain Frank Vandenbroucke est suffisamment évocatrice. Mais le garçon, né le 29 décembre 1996, fils de Sébastien Six, un ancien coureur amateur, et de Sandra Vandenbroucke, sœur aînée de Frank, ne veut pas qu’on le compare à Bimbo. « Si on veut me comparer à lui, avertit-il d’emblée, c’est seulement pour me motiver, me remuer. Certes, on dit que j’ai la même position que lui sur le vélo, mais je pense que le talent et le mental ne sont pas les mêmes.»

Le gaillard a de toute manière la compétition dans les gênes. Il sort d’une saison 2014 assez féconde chez les juniors, au terme de laquelle il a décroché six victoires et le classement final de la coupe de Belgique. Fort de ce bilan, il a choisi de poursuivre dans le cyclisme, en passant dans le giron du vivier dirigé par Christophe Brandt et Toto Detilloux.

« C’est un nouvel environnement pour moi, avoue Franklin. Je ne suis plus dans un club (il a milité au Cyclo Club d’Armentières, au DJ Matic de Courtrai et au Sprint 2000 de Charleroi), mais dans une équipe… et les entraînements qui vont avec. C’estplus pointu et plus exigeant que ce que j’ai connu auparavant. J’avais des propositions, mais ce projet me tenait à cœur. Ici, c’est quasiment professionnel et mon statut me permet aussi de suivre des cours du soir en comptabilité.»

Franklin ne tire pas de plan sur la comète: « Je suis ici pour apprendre et il y a des leaders dans l’équipe, plus forts et plus âgés que moi. Je ne suis jamais qu’en espoirs première année.»

Modeste, Franklin? Oui et non. Il possède une sacrée personnalité, et, surtout, une faculté d’auto-analyse qui contraste avec son visage juvénile.

« Je n’aime pas m’entraîner quand il fait mauvais, avoue-t-il. Au contraire de faire la course dans ces conditions-là. Et ce que j’aime par-dessus tout, ce sont les pavés. Sur ce terrain-là, on peut montrer qui on est parce qu’il faut du mordant. Tu t’arraches la g… Et c’est souvent le plus lucide qui l’emporte, car il faut frotter avant les secteurs et, une fois dedans, il faut encore rouler à bloc. C’est la beauté du cyclisme.»

Belle profession de foi de la part d’un gaillard qui sait dans quels domaines s’améliorer: «dans les bosses, dans le placement au sein du peloton et dans les chronos. Et puis, pour bien marcher dans une course, il faut aussi titiller l’envie… »

Franklin a soif d’apprendre, ce qui ne l’empêche pas de rêver aussi à Paris-Roubaix chez les espoirs et aux championnats nationaux aux Lacs de l’Eau d’Heure.