LIÈGE -

Menace terroriste: les passagers doivent s’attendre à être plus fouillés à Liège Airport

Menace terroriste: les passagers doivent s’attendre à être plus fouillés à Liège Airport

L’aéroport de Liège est connu pour le transit de fret, la vigilance y est donc maximale.

Le niveau d’alerte ayant été augmenté, les aéroports sont très vigilants. Du côté de Bierset, les contrôles et patrouilles ont immédiatement été renforcés. Tant pour les passagers que pour le transport de marchandises.

L’OCAM (Organe de coordination pour l’analyse de la menace) ayant relevé le niveau d’alerte ce jeudi, de nombreux sites font l’objet d’une vigilance particulière. Du côté de Liège Airport, situé à une quarantaine de kilomètres de Verviers, les mesures de sécurité ont immédiatement été renforcées.

«L’aéroport ne fait pas directement partie des sites menacés, mais dès que l’OCAM augmente le niveau d’alerte, les contrôles et patrouilles sont renforcés. Il n’y a pas vraiment de nouvelles mesures, plutôt une augmentation des dispositifs déjà existants», explique Christian Delcourt, responsable de la communication de l’aéroport liégeois.

Une réunion de coordination a eu lieu dès ce matin entre la police aéroportuaire (police fédérale) et les autorités de l’aéroport. «C’est la procédure normale lorsque la menace augmente.»

Des fouilles plus poussées pour les passagers

La sécurité est assurée par la police aéroportuaire, mais aussi par le personnel de la sûreté aéroportuaire, «qui fait partie du personnel de l’aéroport», sans oublier les chiens, etc. Une série d’opérations, de fouilles notamment, sont confiées par sous-traitance à une société spécialisée, Sécuritas en l’occurrence. Les effectifs de tout ce personnel de sûreté ont été renforcés suite à l’augmentation du niveau d’alerte.

«En clair, les patrouilles sont plus nombreuses», ajoute Christian Delcourt. Les fouilles sont plus poussées qu’à l’accoutumée. Les passagers doivent dès lors s’attendre à un contrôle renforcé et un peu plus «tatillon».

Mais Liège Airport est avant tout connu pour le transport de marchandises. De nombreux avions chargés de fret y atterrissent et décollent, tandis qu’un ballet incessant de camions et camionnettes y transite.

Surveillance maximale pour tous les véhicules qui entrent sur le site

«À nouveau, les contrôles habituellement réalisés sont renforcés», explique Christian Delcourt. Il convient de distinguer deux types de passages. «La majorité des camions et autres véhicules qui chargent et déchargent restent dans ce qu’on appelle la zone “landside”, c’est-à-dire qu’ils n’accèdent pas au site intérieur de l’aéroport. Pour ceux-là, les contrôles et fouilles sont renforcés également.»

Toute une série de personnes et véhicules accèdent cependant à la zone «airside», sur le tarmac même de l’aéroport. «Ce sont des personnes de confiance, qui disposent d’un badge d’accès. Mais la surveillance est tout de même augmentée. Par contre, tous les véhicules qui accèdent à l’airside sont fouillés et contrôlés. La surveillance est maximale. Cela ne se fait pas de manière trop compliquée, puisque ce sont des véhicules qui viennent à quai pour charger ou décharger des marchandises.»