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Wrapping : optez pour une seconde peau pour votre voiture

La couleur de votre voiture ne vous plaît plus ? Alors laissez-vous tenter par le wrapping. Rencontre avec un spécialiste du revêtement vinyle.

Dans son atelier de Naninne, près de Namur, Damien Delrée met la dernière main à « l’habillage » d’une Audi. Décapeur thermique à la main, il tend de l’autre le mince film de vinyle qui vient épouser la carrosserie comme une seconde peau. Il ajuste avec soin le moindre pli. Le noir brillant disparaît, remplacé par un gris plus original, plus mat.

« Pour le moment, on est dans ces coloris-là », explique ce spécialiste du wrapping, pratique en vogue. « Pour celui qui veut du mat, c’est bien moins compliqué qu’en peinture. »

Dans notre reportage vidéo ci-dessus, découvrez la technique de wrapping de Damien Delrée.

Le profil de ses clients ? « Bien sûr, il y a des fans de tuning, mais la majorité c’est plutôt des gens aisés, qui s’intéressent à l’automobile. On est de plus en plus dans la personnalisation. » On peut modifier la couleur entière d’une voiture, mais aussi certains détails. Une finition carbone, par exemple, sur une calandre, des rétroviseurs, des barres de toit. « On peut même faire les inserts intérieurs. » Ou donner des airs de RS4 à un modèle de base. À quel prix ? « Entre 1.400 et 1.900 € hors TVA pour une voiture complète », répond Damien. « Cela dépend de la taille et de la complexité. Ça me demande deux à trois jours de travail. »

Il bosse seul. Dans trois mois, sa société, DmdArts, déménagera dans des installations plus modernes, à Leuze-Éghezée. Pour Damien, le boulot ne manque pas. Le bouche à oreille fonctionne depuis 5 ans. On peut, certes, trouver de meilleurs tarifs. « Les produits sont simples à placer. Maintenant, pour que ce soit bien fait et que ça tienne longtemps, il y a pas mal de règles à respecter si on ne veut pas se retrouver après deux mois avec tous les bords qui se recroquevillent. » Notamment un temps de repos de 48 à 72h préconisé par le fabricant.

Une autre très belle réalisation de l'atelier DMD Arts, c'est cette Mc Laren MP4-12C, dans un "deux-tons" chrome et orange mat assez étonnant :
 

 

Les clients craignent les coups de cutter. « La précision a énormément d’importance. C’est un milieu où il y a pas mal de charlatans. Moi, je travaille à la réputation. Je donne deux ans de garantie sur le placement et je suis toujours là en cas de pépin. » Le film de qualité, garanti entre 5 et 8 ans, résiste au car wash. « Mais prudence avec un karcher », dit Damien.

« Même si ce n’est pas son rôle premier, le vinyle protège la peinture. Tout ce qui est projections. D’expérience, 99 % des coups de cailloux marqués dans le vinyle ne le sont pas dans la carrosserie. Je travaille de plus en plus sur des voitures neuves. Et l’exemple que je donne c’est celui de Madame qui veut une voiture rose et Monsieur qui répond : on la revend comment dans trois ans ? Avec le vinyle, pas de problème. On l’enlève après. Il n’y a pas de traces de colle. La peinture reste celle d’origine. Ça permet d’avoir l’esprit large, de ne pas rester dans les gris, noir et blanc comme on voit dans 80 % du parc automobile. Sans que ça soit définitif.
 

+ Prolongez l'info dans le supplément Deuzio de L'Avenir de ce samedi 17 janvier 2015.