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Charlie Hebdo: le FN a manifesté à part, des huées lors du discours de Le Pen

Charlie Hebdo: le FN a manifesté à part, des huées lors du discours de Le Pen

- AFP

Le Front national s’est jugé «interdit de séjour» à la marche parisienne contre le terrorisme ce dimanche. Du coup, le parti d’extrême droite a manifesté dans une petite ville du sud de la France, au lendemain d’un refus tonitruant de son fondateur, Jean-Marie Le Pen, de se solidariser avec le mouvement «#JeSuisCharlie».

Alors que le président François Hollande avait déclaré que «tous les citoyens» étaient invités à défiler, Marine Le Pen, actuelle présidente du FN, joue depuis plusieurs jours la carte de l’«exclusion» de son parti de la « marche républicaine » qui a rassemblé plus d’un million de manifestants à Paris en hommage aux 17 victimes des attentats de mercredi et vendredi.

Ce dimanche, Marine Le Pen a été acclamée mais aussi sifflée par un millier de personnes réunies à Beaucaire, ville du sud de 16.000 habitants dirigée depuis mars par un élu du Front national.

«On est chez nous!»...

«Merci d’être là pour rappeler les valeurs de la liberté», a lancé la présidente du FN lors d’une brève intervention depuis le balcon de l’hôtel de ville sur lequel flottait une bannière «Je suis Charlie - Hommage aux victimes du terrorisme islamiste». «On est chez nous!» , lui ont alors répondu ses supporters. Des huées et des coups de sifflet ont aussi été entendus.

Des journalistes de l’AFP ont constaté quelques tensions à l’issue du rassemblement entre des membres de la communauté musulmane et les partisans de Marine Le Pen.

Comme un pavé dans la mare, Jean-Marie Le Pen a choisi le moment où débutait la grande marche parisienne contre le terrorisme, pour annoncer sa candidature comme tête de liste du Front national aux élections régionales dans le sud de la France.