LIÈGE

Des dizaines de Liégeois rassemblés pour soutenir Charlie Hebdo

Un rassemblement en soutien à Charlie Hebdo s’est tenu en début de soirée sur la place Saint-Lambert à Liège. Plus de 200 personnes y ont participé, pour manifester leur solidarité.

Le rassemblement avait été organisé à la hâte et communiqué à l’aide des réseaux sociaux. «Tout cela s’est fait de manière un peu improvisée», reconnaît Anne-Sophie Vanhalle, une des personnes qui ont pris l’initiative d’organiser ce rassemblement à Liège, à l’instar d’autres villes de France et du monde. Les Liégeois se sont pourtant rassemblés en nombre.

Plusieurs dizaines de personnes, sans doute plus de 200, se sont en effet rendues sur l’espace Tivoli puis au pied du Perron, pour soutenir Charlie Hebdo et exprimer leur indignation face à l’attentat de ce mercredi. Plusieurs personnalités politiques liégeoises, mais aussi culturelles et religieuses y ont participé, de même que de nombreux citoyens.

«Si j’avais été Parisienne, je serais descendue en rue ce soir. Mais je n’ai pas la possibilité de monter dans une voiture et de descendre à Paris. Alors nous avons eu l’idée de proposer un rassemblement à Liège. Chacun peut s’exprimer comme il le souhaite. Nous avons installé un panneau, certainement pas un registre de condoléances, mais un support sur lequel les gens peuvent s’exprimer, si possible avec humour», commentait Anne-Sophie Vanhalle à l’entame du rassemblement. «L’important, c’est d’être ensemble et solidaires face à ce sentiment de tristesse absolue», ajoute-t-elle.

Plusieurs personnes affichaient des copies des fameuses unes de Charlie Hebdo, voire brandissaient un exemplaire du journal satirique. Des feuilles avec l’inscription «Je suis Charlie» étaient également brandies, pour exprimer à quelques centaines de kilomètres de Paris une sincère solidarité avec les victimes et une défense sans concession de la liberté d’expression.

Parmi la foule, la cartooniste Cécile Bertrand, qui a longtemps travaillé pour La Libre. «Je ne suis malheureusement pas tellement étonnée de ce qui s’est passé aujourd’hui, car la rédaction de Charlie Hebdo avait déjà été la cible d’un attentat en 2011», a-t-elle déclaré. «À l’époque, cela m’avait déjà fait peur. Avec Internet, les dessins sont diffusés très rapidement partout et on se dit qu’on peut faire du mal à des gens sans le savoir. Ce qui s’est passé aujourd’hui remet peut-être une couche supplémentaire qui va empêcher les gens de dire ce qu’ils pensent».