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Les pompiers de la future zone NAGE manifestent pour conserver leurs acquis

Les pompiers des services régionaux d’incendie de Namur, Andenne, Gembloux et Eghezée, constituant la future zone de secours NAGE, ont manifesté ce lundi matin à bord de leurs camions, toutes sirènes hurlantes, en vue de la réunion entre bourgmestres et syndicats de mardi.

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Les pompiers professionnels et volontaires veulent conserver leurs acquis financiers, statutaires et en matière d'horaires, explique Jean Pichon, délégué SLFP et coordinateur du mouvement de grève administrative en cours depuis mardi dernier.

Une réunion entre les dix bourgmestres de la future zone, l'échevin Tanguy Auspert, responsable du SRI et président de la future zone NAGE, et les responsables syndicaux aura lieu mardi à 9h30 à l'Hôtel de Ville de Namur.
Les syndicats s'y rendront avec un cahier de revendications, comprenant le maintien pour dix ans des gardes de 24 heures et d'un service avec des professionnels jour et nuit, la préservation des défraiements et du congé préalable à la pension pour ceux qui y ont droit concernant les pompiers professionnels. Quant aux volontaires, ils réclament l'uniformisation des systèmes de primes pour les week-ends et nuits, le maintien des primes de rappel, la valorisation des formations et une représentation auprès des autorités, précise Jean Pichon.
Les pompiers des SRI d'Andenne, Gembloux et Eghezée, principalement des volontaires, demandent également un minimum de quatre volontaires prêts à partir depuis la caserne "avec un renfort de Namur si nécessaire". "Ce n'est pas le cas pour le moment. Souvent, ils partent de chez eux, ce qui représente, et c'est déjà incroyable, 8 à 10 minutes avant le départ effectif des pompiers. Ici, à Namur où il y a surtout des professionnels, dans la minute, nous sommes partis. Ce n'est pas parce qu'on passe en zone qu'on doit diminuer le budget des petites casernes", explique le délégué SLFP.

Sans explications quinze jours avant le passage en zone le 1er janvier, les pompiers sont peu à peu informés des conséquences d'un éventuel changement de statut. Les hommes du feu de la zone NAGE doivent décider d'ici huit jours s'ils gardent le statut de la ville ou optent pour celui de la zone.
Les pompiers s'interrogent également quant à l'usage des subsides du gouvernement fédéral. "Sur les 50% d'intervention du fédéral dans le financement de la zone, une certaine part doit être consacrée au personnel. Les politiciens disent que le fédéral n'a pas donné les 50% qu'il devait donner. Nous avons un doute quant à ces affirmations", ajoute Jean Pichon.

Après la réunion de mardi, un comité de négociation aura lieu le lundi 29 décembre prochain. "Si nous avons un protocole d'accord, il sera publié le 2 janvier, soit un jour après le passage en zone. Dans tous les cas, nous sommes en retard", constate-t-il.

Les pompiers de la future zone NAGE sont en grève administrative depuis mardi dernier (aucune intervention n'est facturée) et mènent des actions de sensibilisation auprès de la population via des manifestations et des distributions de tracts.

La zone NAGE représente quatre services d'incendie, dix communes (Assesse-Andenne-Éghezée-Fernelmont-Gembloux-Gesves-La Bruyère-Namur-Ohey-Profondeville), et autant de bourgmestres.