BRUXELLES -

Manifestation à Bruxelles : les tracteurs autour du Conseil européen, la circulation rétablie

Les agriculteurs avaient annoncé qu’ils mèneraient une action devant le siège du Conseil européen, rue de la Loi, à Bruxelles.

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A l'appel de l'alliance D19-20 qui compte près d'une centaine d'organisations membres, plus d'un millier de personnes, selon la police - entre 1.000 et 2.000, selon les organisateurs -, ont encerclé depuis 7h du matin le lieu où s'est déroulé le sommet européen qui s'est terminé hier vers 23h. Aucun incident n'a été signalé, d'après la police.

En marge du rassemblement, vers 9h, le "FoodDrink Europe" situé avenue des Nerviens, et "Business Europe", sur l'avenue de Cortenbergh, ont été occupés. Des manifestants sont venus de France, d'Allemagne et des Pays-Bas.

Les syndicats CNE et CGSP sont représentés, ainsi que des associations comme Greenpeace et Fugea ou encore le parti Ecolo. Les jeunes se sont fortement mobilisés.

Des coups de canon autour du rond-point Schuman

Trois lieux de rassemblement étaient en place autour du rond-point Schuman à Bruxelles: avenue de Cortenbergh, avenue de la Joyeuse entrée et rue d'Archimède. Une trentaine de tracteurs y étaient également présents. Les agriculteurs ont de plus tiré des coups de canon à air comprimé (utilisés normalement pour faire fuir les oiseaux dans les champs) et des mottes de foin ont été brûlées. En fond, une fanfare a joué la Brabançonne.

"Une austérité pour les plus pauvres"

Une manifestation devait prendre le départ à 10h pour tourner autour du lieu du sommet européen. "Les conclusions du conseil européen disent qu'il faut accentuer l'austérité et terminer les négociations du TTIP (traité de libre-échange transatlantique) en 2015", dénonce Sébastien, un des organisateurs. "Le cadre européen fixe le cap de l'austérité et les gouvernements nationaux, comme le nôtre, l'applique à la lettre. C'est une austérité pour les plus pauvres, pour ceux qui vivent de leur salaire, non pour les multinationales ou les actionnaires. On voit le résultat de cette politique en Grèce, en Espagne ou en Italie. Ce sont des politiques qui ne fonctionnent pas et qui ne font qu'accentuer les inégalités".