GRÈVE NATIONALE -

Le premier ministre suit la situation de près et appelle à la concertation

Le premier ministre suit la situation de près et appelle à la concertation

Le cabinet du premier ministre rappelle qu’il y a, d’après lui, un espace important laissé à la concertation sociale (aménagement des fins de carrière, liste des métiers pénibles, etc.). BELGA

Chacun, tant chez les partenaires sociaux que dans les rangs ministériels, doit assumer ses responsabilités et accepter de s’asseoir autour de la table de la concertation sociale, a-t-on souligné lundi dans l’entourage du premier ministre, Charles Michel.

Depuis lundi matin, le premier ministre suit la situation de très près, que ce soit du point de vue de la mobilisation ou de celui de la sécurité. Il entretient un contact permanent avec les forces de l’ordre pour assurer qu’aucun débordement ne se produise.

Le cabinet du premier ministre rappelle qu’il y a, d’après lui, un espace important laissé à la concertation sociale (aménagement des fins de carrière, liste des métiers pénibles, etc.). «Pour qu’il y ait une concertation, il faut que chacun vienne s’asseoir autour de la table, acteurs politiques et syndicaux», a-t-on ajouté.

Le cabinet du premier ministre insiste à cet égard sur la réunion du groupe des 10 (qui rassemble les partenaires sociaux) qui a eu lieu la semaine passée et celle qui se tiendra mercredi. Une réunion du comité A, qui chapeaute la fonction publique de l’ensemble du pays, est également prévue mardi matin. Des contacts informels ont lieu par ailleurs.

Dans l’entourage du premier ministre, l’on se refuse également à commenter les déclarations des uns et des autres ces derniers jours à propos de la grève et des syndicats.

«Ce qui importe, c’est ce qui se dit à la table du gouvernement et tout le gouvernement est sur la même longueur d’ondes. Ce qui compte, c’est la concertation sociale et l’ensemble des ministres met tout en oeuvre pour la réaliser», a-t-on fait remarquer.

Interrogé dans la presse flamande, le ministre de l’Emploi, Kris Peeters, a dit son irritation à la suite des déclarations du président de la N-VA, Bart De Wever, et de sa collègue de l’Open Vld, Gwendolyn Rutten, sur la grève nationale et le rôle des syndicats.

De tels propos ne sont pas de nature à mettre les gens autour de la table, a fait remarquer le vice-premier ministre CD&V qui a dit ne pas avoir besoin de «belles-mères».