PRO LEAGUE - 18e journée

Julian Michel, entre précision et régularité

Julian Michel, entre précision et régularité

Le médian franco-marocain de 22 ans est sous contrat jusqu’en fin de saison et le RMP dispose d’une option. BELGA

Joueur intouchable de l’entrejeu mouscronnois, Julian Michel revientsur sa formation à Lyon, Louhans-Cuiseaux et Lille, entre espoir et galères.

L’influence de Julian Michel sur le jeu du RMP n’est plus à démontrer. Preuve de son importance, il sera, ce soir, en débutant contre Anderlecht, le seul élément du vestiaire hurlu à avoir commencé tous les matches de championnat. « Je ne le savais pas du tout, dit-il. C’est un peu une fierté pour moi, car je cherche à être le plus régulier possible. Pour y parvenir, je pense qu’il y a deux choses essentielles: une hygiène de vie très soignée et la capacité à se faire mal, même en cas de petit pépin.»

Cette philosophie lui a donc permis de se faire un nom au sein de notre Pro League. Après dix-sept rencontres, certains lui attribuent même le meilleur pied gauche de notre championnat. « C’est plaisant à entendre, mais ce n’est pas pour ça que je joue au foot, rétorque celui qui vient d’offrir deux passes décisives millimétrées à son buteur Diaby. La précision dans la transmission du ballon est la plus grande qualité de mon jeu et j’essaye de la mettre au service de l’équipe en trouvant les bonnes trajectoires de passes

Une aptitude qui l’accompagne depuis le plus jeune âge. «C’est un don que j’ai toujours possédé, précise le médian de 22 ans. J’essaye simplement de le peaufiner désormais

Lyon: de la période dorée à la liste noire

«Cela vient peut-être du fait que j’ai débuté dans une école de foot dès l’âge de 3 ans, poursuit-il. Toute ma jeunesse, j’ai alors eu droit à des enchaînements techniques et surtout à des jonglages. Le secret pour avoir un bon pied, c’est de bien le doser. Jongler permet justement d’acquérir la sensibilité et la décontraction nécessaires

Le bagage technique naturellement présent chez Julian a pris une dimension supplémentaire avec l’entrée au centre de formation de l’Olympique Lyonnais. «J’avais 11 ans et c’était en pleine période d’or du club, raconte l’actuel numéro 10 du RMP. À cet âge-là, c’était dur d’être en internat loin de la famille, avec un esprit de compétition permanent. Il fallait être le premier tant au foot qu’à l’école. Cette période m’a toutefois façonné

Pourtant doué, Julian Michel n’a jamais intégré la cellule pro de l’OL suite à un différend. Il a du coup rebondi à Louhans-Cuiseaux (Nationale) et chez les jeunes de l’AS Cannes, avant de débarquer à Lille. «Suite à mes soucis à Lyon, mon nom était sur une sorte de liste noire. Cela m’a empêché de retrouver un club du top malgré plusieurs tests, explique le natif d’Echirolles, près de Grenoble. Redescendre de niveau m’a toutefois servi, car j’avais tendance à me reposer sur mes lauriers dans le confort lyonnais. De façon anodine, j’ai ensuite atterri à la Star Academy du LOSC. Il s’agissait de détections parmi une bonne trentaine de joueurs.»

Choisi, il a côtoyé une première fois Rachid Chihab, alors coach de la réserve lilloise. Après de gros efforts, il a décroché un contrat pro de trois ans, sans toutefois s’imposer dans l’équipe A lilloise. Le projet RMP s’est alors présenté à lui. «Je ne pouvais pas rester des années sans jouer en équipe première, souligne Michel. Le projet de Mouscron était donc idéal pour franchir le cap vers le monde pro. Et puis, il y avait un réel enjeu avec cette montée en D1 qui a été atteinte en mai dernier. Désormais, le plus important est de réussir cette première saison en Pro League en atteignant les play-off 2. Mon avenir? J’ai un contrat jusqu’en juin, avec deux ans en option. Rien n’a été levé pour l’instant, mais je ne veux pas perdre d’énergie avec ça. D’abord le maintien, le reste on verra après