BELGIQUE -

Aucune avancée en vue d’une concertation entre gouvernement et syndicats

Aucune avancée en vue d’une concertation entre gouvernement et syndicats

Le climat social n’est en tout cas pas prêt de s’apaiser si l’on en croit Marc Gobelet. Reporters / GOUVE

À la veille d’une nouvelle journée de grèves tournantes, l’ouverture d’un espace de dialogue entre le gouvernement et les syndicats n’existe toujours qu’au royaume des utopies, est-il ressorti des débats télévisés dominicaux.

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Les principaux ingrédients des échanges auront été le dialogue de sourd et une tension bien perceptible.

Au cours de l’émission «Mise au point», Felipe Van Keirsbilck, secrétaire général de la CNE, a qualifié le gouvernement d’«antisocial et antiéconomique».

Dans le viseur des syndicats, pour l’essentiel, des mesures budgétaires qui pèseront selon eux surtout sur les travailleurs, à savoir le saut d’index, la pension à 67 ans, et le recul social qui se profile pour ceux qui sont sans travail au-delà de 55 ans.

Comme le chef de file de la CNE, le secrétaire général de la FGTB, Marc Goblet, a dit attendre une réelle concertation dont l’espace n’existe actuellement pas, le gouvernement disant qu’il n’entend pas changer une ligne de son accord.

«Quand on est dans la rue, on ne peut se concerter», a répliqué la ministre fédérale de la Mobilité Jacqueline Galant (MR), parlant de «surenchère» dans le camp syndical.

Du côté patronal, l’administrateur-délégué de l’Union Wallonne des Entreprises Vincent Reuter a prêté aux syndicats l’intention de nuire à l’économie.

Le climat social n’est en tout cas pas prêt de s’apaiser si l’on en croit Marc Gobelet selon lequel les syndicats dresseront un état des lieux de la situation le 16 décembre prochain. Ils pourraient, d’après lui, ne pas attendre janvier pour se lancer dans de nouvelles actions «si on devait constater que l’on attend toujours une concertation et que le gouvernement veut passer en force».