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Portes ouvertes aux palais de justice: «Peut-être la plus belle édition»

Portes ouvertes aux palais de justice: «Peut-être la plus belle édition»

- Belga

L’ordre des barreaux francophones et germanophone de Belgique organisait ce samedi une journée portes ouvertes dans les palais de justice de Bruxelles, Charleroi, Dinant, Liège, Mons, Namur, Tournai, et Verviers.

«C’est peut-être la plus belle édition des portes ouvertes», s’est réjoui ce samedi Me Patrick Henry, président d’Avocats.be.

Sans avoir les chiffres d’affluence précis pour tous les palais de justice, Me Henry a annoncé que plusieurs milliers de personnes avaient participé à l’événement à Bruxelles. Quelque 400 participants ont été comptabilisés à Namur et plusieurs centaines dans les autres palais de justice.

Plusieurs activités étaient proposées: procès fictifs, visites des différentes salles, informations sur la médiation ou l’aide juridique, animations pour les plus jeunes, etc.

Nombreux étudiants

Madame le Bâtonnier, Me Françoise Dorange, a souligné à Namur le succès des audiences fictives, davantage suivies que la médiation ou les modes alternatifs de règlement de conflits. «Les procès fictifs étaient l’occasion de faire un arrêt sur image, de voir l’envers du décor et le décor, et de donner des explications pédagogiques au grand public», a expliqué Patrick Henry.

Nombreux étaient les étudiants qui sont venus se renseigner sur le métier d’avocat, de juge ou de magistrat. «Il y avait aussi des enfants. Ce n’est pas toujours facile de leur expliquer la justice. Ce sera à améliorer pour la prochaine fois», a commenté Françoise Dorange. L’événement est organisé environ tous les trois ans.

L’objectif était aussi de «dépoussiérer» les métiers liés à la justice. «Pendant des années, le métier d’avocat, avec ses règles déontologiques strictes, n’était pas médiatisé. Notre métier a évolué, comme la société, avec internet et les réseaux sociaux. A Namur par exemple, un tiers des avocats a moins de 10 années de pratique professionnelle. La profession utilise les technologies modernes et notamment, un module de consultation en ligne», a ajouté Françoise Dorange.