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L’ASD Namur inaugure un nouveau bâtiment et tire la sonnette d’alarme

L’ASD Namur inaugure un nouveau bâtiment et tire la sonnette d’alarme

- Meunier

Les nouveaux locaux de l’ASBL Aide et Soins à domicile (ASD) de la province de Namur ont été inaugurés ce samedi à l’avenue de la Dame, à Jambes.

Le bourgmestre de Namur et ministre de la Santé et de l’Action sociale, Maxime Prévot, était notamment présent. Celui-ci a reconnu à cette occasion qu’un problème existe quant au financement des heures dans ce secteur et que des pistes de réflexion doivent être envisagées.

Le nouveau bâtiment de 1.300 mètres carrés remplace celui situé dans la rue du Lombard et a plusieurs atouts comme la facilité d’accès ou encore un agencement améliorant la communication et la coordination entre les travailleurs. Son activité doit couvrir tout l’arrondissement de Namur, le centre s’ajoutant à ceux de Gedinne, Ciney et Walcourt/Philippeville. Dans la province, 650 collaborateurs (infirmières, aides familiales, aides ménagères, gardes à domicile, assistants sociaux, gardes répit, etc) gravitent autour de ces centres.

Les centres ASD sont fortement sollicités en raison des durées d’hospitalisation plus courtes, de l’entrée tardive en maison de repos et du souhait fréquent de rester chez soi le plus longtemps possible. «Chaque mois, on aide environ 4.000 personnes tous centres confondus et on refuse quotidiennement des demandes par manque d’heures disponibles. Nous devons donc faire des choix en fonction des priorités», indique Claude Ruol, directrice de l’ASD Namur. «Les services d’aide familiale sont financés sur la base d’un quota d’heures déterminé par la Wallonie. Or, nous constatons que les demandes d’aide reçues excèdent les heures disponibles et que les possibilités de récupérer les heures non utilisées de certains services pour aider ceux confrontés à une forte demande s’amenuisent, voire disparaissent», déplore Jean-François Husson, président du conseil d’administration d’ASD en province de Namur.

Pour Maxime Prévot, le secteur présente des «enjeux exponentiels» face à l’allongement de la vie et aux maladies chroniques. «Il y a des pistes de réflexion à entamer. Je lance déjà la perche à ma collègue en charge de l’Emploi (ndlr: Eliane Tillieux, présente également) et je ne doute pas qu’il y a peut-être parmi ces pistes une capacité de réfléchir au départ de la manne financière des titres-services pour une réallocation. On ne doit pas se mettre la tête dans le sable: il y a un problème lié au financement de ces heures auquel nous devons apporter une réponse».