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Beigbeder chez Poelvoorde à Namur: «Un reportage de guerre!»

Beigbeder chez Poelvoorde à Namur: «Un reportage de guerre!»

Le magazine «Lui» fait la Une en ce mois de décembre avec Lætitia Casta dénudée (tout de même un peu plus que Laurette Onkelinx). Mais l’un des reportages chocs proposés est consacré à Benoît Poelvoorde. Il s’agit en fait d’une interview réalisée à Namur par Frédéric Beigbeder, rédacteur en chef de Lui Magazine. Et le moins que l’on puisse écrire, c’est que le reportage fut truculent.

Intitulé: Argent – Poelvoorde: «J’émigre en France” , l’interview vaut notamment le détour pour la relation de la rencontre entre ces deux «grandes gueules».

«Je vais faire de toi le Kessel de Namur!», a ainsi lancé Ben à l’arrivée de l’écrivain-réalisateur français. «Je savais que cet entretien ne serait pas de tout repos, reconnaît Beigbeder. Mais de là à boire des verres pleins à ras bord de raki artisanal, à midi, dans un bar tenu par des Albanais sur les bords de la Meuse, il y a un pas que je ne pensais pas franchir… Depuis que je suis arrivé à Namur pour déjeuner avec Benoît Poelvoorde, je ne pense qu’à une chose: si je rentre à Paris vivant, il faut absolument que je réclame une prime de risque à Jean-Yves Le Fur (NDLR. Le directeur de Lui). J’ai signé pour être journaliste dans un magazine de luxe, pas reporter de guerre!»

Et Beigbeder d’expliquer que Poelvoorde l’a emmené faire la tournée des bars de sa ville natale au volant de sa Porsche décapotable. «Il conduit pied au plancher, en slalomant pour éviter les poids lourds qui klaxonnent (parce qu’ils le reconnaissent, ou parce que nous avons failli être transformés en compression de César?)… Oui, nous allons déjeuner à Profondeville, et je me dis que c’est un bel endroit pour mourir.»

L’entretien de 8 pages évoque la mode des Belges en France, du livre d’Éric Zemmour (Poelvoorde: «Faut pas croire Zemmour: en colonie de vacances, c’est le gars qui ne fera pas de volley alors qu’il connaît les règles! Zemmour, c’est un petit arbitre...») ou encore du tournage avec Lætitia Casta et l’argent, les thèmes abordés sont très divers.

La route du diable

Entre les deux hommes, la discussion tourne également autour de la boisson. «Nous venons de boire deux grands verres d’alcool pur au déjeuner… Te considères-tu comme un alcoolique?», demande Beigbeder? «Pas du tout. Ce qui m’amuse en ce moment, c’est qu’avec mes amis nous avons des conversations de plus en plus techniques sur notre rapport à l’alcool. J’adore quand des quinquagénaires t’expliquent: «Moi, je me prends trois bloody mary, mais attention, d’abord il faut manger quelque chose, sinon ça irrite l’estomac…»

Beigbeder et Poelvoorde se retrouvent ensuite dans un resto de la Citadelle. Ils évoquent «Baudelaire qui a eu sa première attaque à l’église Saint-Loup», raconte Ben. Ils y dégustent des travers de porc et de la Duvel. Poelvoorde: «Duvel, ça veut dire «diable» en néerlandais. Cette bière a gagné deux fois le championnat du monde. Le secret de la Duvel, c’est sa fermentation. C’est comme l’être humain: tout doit s’organiser au fur et à mesure. La Duvel, c’est la coke du pauvre…»

L’interview dans son intégralité (8 pages) est à lire dans «Lui Magazine».