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Opérations «Dragon rouge» et «Dragon noir» au Congo en 1964: «Nos missions militaires les plus spectaculaires»

Opérations «Dragon rouge» et «Dragon noir» au Congo en 1964: «Nos missions militaires les plus spectaculaires»

«L’année du Dragon. Congo 1964», Eddy Hoedt, adaptation et traduction française par Baudouin Peeters, Édition Masoin Édition Masoin

Il y a 50 ans, armées américaine et belge s’unissaient pour libérer des otages au Congo. L’histoire a retenu ces audacieuses opérations sous le nom de «Dragon Rouge» et «Dragon Noir». Un livre qui les retrace sort aujourd’hui.

Cinquante ans après les audacieuses opérations américano-belges «Dragon rouge» et «Dragon noir» qui ont permis de libérer des centaines d’otages aux mains de rebelles dans une large zone du Congo ex-belge, avec l’appui d’une colonne terrestre surnommée «Ommegang», un livre vient rappeler cet épisode douloureux, à l’origine sans doute de milliers de morts, principalement parmi les Congolais.

Cet ouvrage, intitulé « L’année du Dragon. Congo 1964 », est la traduction mise à jour d’un livre publié en 2011 en néerlandais («Het Jaar Der Draak») et rédigé par un ancien para-commando, Eddy Hoedt.

«La plus spectaculaire opération militaire de tous les temps»

Il retrace, selon son traducteur et adaptateur, Baudouin Peeters, «la plus spectaculaire opération militaire belge de tous les temps», avec l’envoi de centaines de para-commandos dans un secret quasi-absolu pour sauter le 24 novembre 1964 sur Stanleyville (aujourd’hui Kisangani, en province Orientale, dans le nord-est de la République démocratique du Congo) depuis des avions de transport C-130 américains. Baptisée «Dragon Rouge», elle avait permis de libérer des centaines de ressortissants étrangers – dont 525 Belges – aux mains de rebelles Simba (lion) de l’éphémère armée de la «République populaire du Congo».

Deux jours plus tard, les paras avaient réédité l’opération à Paulis (actuellement Isiro).

Les troupes aéroportées avaient été appuyées par l’action d’une colonne terrestre, l’«Ommegang», ainsi surnommée en raison de son caractère hétéroclite, mêlant officiers et sous-offiicers belges, soldats congolais, gendarmes katangais et mercenaires étrangers.

5 années de recherche

Le livre, fruit de cinq années de recherches, relate les événements qui ont mené à cette rébellion, à la prise de Stanleyville et de Paulis puis à leur libération ainsi que le retour triomphal en Belgique, avec un défilé resté célèbre dans les rues de Bruxelles le 1er décembre 1964.
 

+ «L’année du Dragon. Congo 1964», Eddy Hoedt, adaptation et traduction française par Baudouin Peeters, 256 pages, édition Masoin.