MÉDICAMENTS

Les médecins prescriront les moins chers

Les médecins prescriront les moins chers

Pour appliquer la nouvelle mesure, les médecins recevront tous les mois une liste mise à jour des médicaments les moins chers par molécule. Reporters / Phanie

Les médecins devront prescrire les médicaments les moins chers. Objectif de Maggie De Block: 100 millions d’économie.

On ne prescrit pas et on ne délivre pas tout à fait les médicaments que l’on veut. Les médecins doivent déjà actuellement prescrire 50% de médicaments génériques.

Et les pharmaciens, lorsqu’ils délivrent des antibiotiques et des antimycosiques doivent, quel que soit le nom écrit sur l’ordonnance, choisir la même molécule parmi les trois marques les moins chères (même si la différence était de maximum 10 cents). Une mesure qui a causé rapidement un alignement des prix par les firmes pharmaceutiques.

Objectif de Maggie De Block: 100 millions d’économie

L’étape suivante est arrivée: dès le 1er janvier, 50% des médicaments prescrits devront se trouver dans le Top 3 des meilleur marché, qu’ils soient originaux ou génériques. Pour cela, les médecins recevront chaque mois une liste mise à jour des médicaments les moins chers par molécule.

Le système sera évalué et monitoré par le ministère de la Santé. Mais il n’y a pas de sanction prévue pour les médecins contrevenants. «On demande aux médecins de le faire, on ne leur en donne pas l’ordre, nuance Els Cleemput, porte-parole de Maggie De Block. C’est une mesure issue de la concertation avec les syndicats de médecins, qui ont dit vouloir collaborer de façon constructive

Il existe une exception à la règle de la prescription d’un des trois médicaments les moins chers. Els Cleemput: «Dans le cas de patients souffrant d’une maladie chronique, qui sont habitués à un certain médicament, le médecin peut continuer à prescrire le même remède.» Car un malade plus âgé peut être perturbé quand la boîte est différente, ou quand une gélule bleue remplace une pilule verte dans son semainier. Changer les habitudes est alors contre-productif, voire dangereux.

La mesure suivante tombera le 1er mars: le prix des médicaments présents depuis six ans sur le marché devra baisse de 6%, qu’il s’agisse de médicaments originaux ou des génériques.

Le cabinet De Block estime que la réduction de 6% fera gagner 23 millions d’euros à l’Inami, et que la règle de la prescription d’un des trois médicaments meilleur marché impliquera une économie de 30 millions.

Mais en plus de ces deux mesures déjà votées, la ministre de la Santé garde dans la manche plusieurs autres mesures, qu’elle doit présenter le trois décembre prochain. «Au total, l’Inami devrait rembourser 100 millions€ de moins, dit sa porte-parole. Et les patients devraient quant à eux payer 23 millions d’euros en moins pour leurs médicaments