ANDERLECHT-FC BRUGES - L’analyse

«Avantage psychologique: 0-0»

«Avantage psychologique: 0-0»

Luc Devroe, le bras droit de Marc Coucke à Ostende, ne voit personne partir avec l’avantage psychologique pour dimanche. BELGA

Le sommet de dimanche suit une semaine européenne. Luc Devroe ne rate jamais une miette de ces matches. Il juge les deux rivaux…

Luc Devroe, le directeur sportif-recruteur qui a permis à Ostende de se sauver la saison dernière ne rate pas un match européen des clubs belges. Jeudi soir, il était à Lokeren pour le match des Waeslandiens contre Varsovie. Mercredi, l’ancien manager sportif brugeois (il a quitté le Club au moment de signer un certain Meunier, en janvier 2011) était au parc Astrid. «Je suis les matches européens de tous Belges chaque année, par intérêt pour le foot», précise-t-il…

Le Bruxellois de naissance, ancien troisième gardien du Club, a retiré quelques enseignements des cinq matches d’Anderlecht en C1, et de la qualification du Sporting pour l’Europa League… «En premier qu’Anderlecht aurait pu compter 10 points à l’heure actuelle. Si le match s’était terminé à la 88e au Galatasaray, le Sporting lutterait encore pour la seconde place en C1. D’un autre côté, les Mauves n’auraient jamais remonté un écart de 3 buts si Arsenal n’avait pas gagné in extremis à Bruxelles. Ce jour-là, il y avait la place pour faire 2-0.»

Mais entre l’Anderlecht européen et celui qui balbutie en championnat, il y a une marge, ces temps-ci. L’explication? «Comme on l’a vu à Londres, la motivation est à 120% sur la scène européenne, note Devroe. C’est la seule chose qui leur manque en Pro league. Mais ce n’est pas le propre des Mauves. C’est anormal que Bruges soit premier avec à peine 31 points sur 48. Perdre des plumes avant ou après un match européen, c’est un phénomène connu de tout temps et dans tous les championnats. Par rapport ça, ce n’est pas pire que le match qui suivra ce dimanche est un sommet. La motivation sera bien présente dans les deux camps.»

Voilà pour la motivation. L’autre problème des Mauves, c’est de marquer, en particulier à domicile. Sur les sept buts en Champions League, quatre ont été marqués par des défenseurs (Vanden Borre et Mbemba). Face aux équipes belges au parc Astrid, les attaquants bruxellois sont quasi aphones depuis le début octobre: un but en tout et pour tout contre La Gantoise, le Standard et Lokeren.

Sauf au Torino où il est resté muet, le département offensif de Bruges tourne vachement mieux… Devroe rappelle qu’«il ne faut pas comparer Arsenal avec Helsinki ou Copenhague (NDLR: Bruges y a planté 3 et 4 buts)! Mais c’est vrai que du côté des attaquants, le noyau de Preud’homme est plus fourni. Il a plus de choix. Disons que ça compensera un peu le jour de récupération que le Club aura de moins que le Sporting. Avant la qualification d’Anderlecht pour les 1/16 finales de l’Europa League, tout le monde aurait donné Bruges comme favori pour ce choc, vu ses derniers résultats et son nouveau statut de leader. Mais c’est oublier un peu vite que le Club avait aussi failli perdre à Charleroi. Les Blauw en Zwart ne sont pas encore rassurés sur l’Europe. Je pense que, du coup, pour l’avantage psychologique, on est revenu à 0-0. Beaucoup dépendra enfin de la présence ou non de Defour. On a vu contre les Turcs qu’il est important pour guider le groupe anderlechtois et je suis persuadé qu’il ne pourra pas jouer 90 minutes…»

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