Commentaire

Trop de monde au collège ?

Trop de monde au collège ?

EdA

Y a-t-il trop de monde au collège communal verviétois? Ne doit-on pas tout simplement réduire la voilure en diminuant le nombre d’échevins.

Actuellement, ils sont neuf, pourquoi dès lors ne pas passer à huit, voire à sept, afin de permettre à chacun d’être occupé à 100% à la Ville.

La question est délibérément provocatrice, j’en conviens.

Mais la façon dont certains membres du collège s’accommodent d’une carrière en parallèle pose problème.

Que ferait, si on transpose cette situation à l’échelle du privé, le directeur général d’une entreprise si l’un ou l’autre de ses cadres lui annonçait qu’il a du temps libre dans sa semaine et que ses responsabilités ne l’occupent pas à temps plein? Eh bien, soit il augmenterait les missions de ces directeurs, soit il reverrait à la baisse les effectifs de son équipe de management. En un mot: il gérerait.

On connaît les arguments de nos politiques cumulards: intérêts de la Ville à siéger à d’autres niveaux, heures prestées en soirée ou le week-end, préserver son emploi dans le privé au cas où…

Au-delà du fait que les superwomans et supermans existent peu, il ne faut pas oublier que, dans un passé récent, on a revu les rémunérations à la hausse des bourgmestres et échevins car, à juste titre, on considérait qu’il fallait professionnaliser la fonction, notamment dans des moyennes et grandes villes. Sans rentrer dans le débat des chiffres, et en précisant que les montants varient en fonction des charges de famille des uns et des autres, la rémunération d’un bourgmestre et d’un échevin dans une ville comme Verviers (catégorie des 50 000 à 80 000 habitants) est de 4 200€ et 3 000€ nets à laquelle s’ajoutent parfois d’autres rentrées liées à d’autres mandats que vous pourrez lire ci-contre.

Dans tous les collèges, il y a des bosseurs et d’autres personnes qui le sont nettement moins.

Mais, même si, répétons-le, ce n’est ni nouveau ni propre à Verviers, et aussi que le cumul est légal, une Ville importante a besoin de personnes engagées à 100%. Ou alors il faut rouvrir le débat des rémunérations afin qu’elles soient aussi proportionnelles à la charge réelle de la fonction.