Commentaire

L’éminence blonde du PS

L’éminence blonde du PS

EdA

Sont-ils conscients les socialistes verviétois que leur opposition manque de profondeur? Dernier exemple, la question de Sophie Lambert sur les problèmes du bien vivre en ville au dernier conseil communal de Verviers.

En gros, elle pointe du doigt les «zonards», ces toxicomanes, vandales et alcooliques qui feraient tâche au centre-ville. Un peu comme si on était dans une zone de non-droit où chaque passant prend très souvent des risques pour son intégrité physique quand il se rend à certains endroits du centre-ville. Un agacement qui lui appartient et qu’on peut entendre même si on ne peut s’empêcher de penser qu’elle force un peu le trait. Mais la ficelle est un peu grosse. Il n’échappe à personne, qu’en bon petit soldat, elle participe à l’effort de guerre socialo pour attaquer la majorité cdH-MR de Marc Elsen par mille et une petites fléchettes.

Sauf qu’ici le projectile verbal ricoche de trois manières.

Uno. La trentenaire blonde ne pense-t-elle pas que ce phénomène, dont nous lui laissons le soin d’estimer l’ampleur, remonte à plus de deux ans? A-t-elle oublié qui était aux manettes avant 2012?

Secundo. La communicatrice PS est-elle amnésique pour avoir perdu de vue que Claude Desama n’a pas arrêté de dire que cette vision de Verviers était justement caricaturale. Parlant, je cite ses propos, de: «Vision fantasmée qu’ont du centre-ville nombre de Verviétois. Pour eux, le centre-ville est un lieu d’insécurité, de malpropreté, de commerce de drogue, en raison de la présence «massive» d’étrangers […] Cette vision caricaturale, montée en épingle par le MR à des fins électorales en 2012, nourrit un phénomène d’évitement préjudiciable aux commerces du centre-ville […] »

Tertio. La conseillère de l’opposition se souvient-elle que le même Claude Desama a appelé médias et forces vives à donner une image plus positive de Verviers. Et qu’en tentant d’atteindre la majorité de cette manière, elle ne fait, indirectement, qu’aller à l’encontre des éléments soulevés par Claude Desama pour justifier

la défaite de 2012.

Manque de profondeur et surtout de cohérence… Le PS ne doit-il pas repenser son opposition?