Mais qu’est-ce qu’ils ont avalé? Quelqu’un aurait-il trafiqué le vin de messe? Ils auraient fumé la moquette? «Ils», ce sont les dirigeants du cdH de Tournai. Déjà, nous avions relevé qu’ils étaient à peu près les seuls en Wallonie Picarde à (se) poser des questions dans le dossier du «Viva for No Télé». Mais en prime, deux de leurs interventions viennent de souffler fort, mais alors vraiment fort, dans les bronches de l’équipe Demotte et plus particulièrement de deux de ses représentants.

C’est d’abord l’ineffable Tarik Bouziane qui se fait asticoter en des termes que nous ne résistons pas au plaisir de reproduire à propos de «L’affaire de la Montkainoise»: «Où est l’échevin des Sports? Il est ahurissant de constater que – l’information circule dans les méandres de l’hôtel de ville depuis le mois de juillet – l’échevin des Sports a été mis hors-jeu par ses collègues du PS!

Pour le cdH, il est essentiel que les clubs sportifs soient enfin mis au courant du relais officiel qui est le leur au sein du Collège». Admirez la formule qui revient à dire que le dénommé Bouziane fait tapisserie.

Mieux qu’en six ans dans la majorité

C’est ensuite la photogénique Ludivine Dedonder qui se fait allumer: «Où est l’échevine du Commerce? À quoi occupe-t-elle ses journées? Est-elle à ce point enfermée dans sa tour d’ivoire pour ne pas instaurer un dialogue avec ce commerçant qui n’a que comme seul défaut… de vouloir innover et embellir son quartier? » La sulfateuse humaniste vise bien sûr l’épisode de ce fleuriste qui contribue à décorer sa rue en centre-ville et qui a reçu une mise en demeure du con-stata-teur de la Ville.

Et ultime rafale cdH (en attendant d’autres?): «Une fois de plus, la Ville de Tournai est coupable d’un manque de dialogue et ne démontre pas sa capacité à soutenir et à aider le commerce local .»

C’est bien simple en l’espace de quelques jours, le cdH de Tournai a plus apporté au débat démocratique local que durant ses six années d’absolue discrétion dans la majorité. Où, soit dit en passant, il s’est quand même fait piquer sa place par le MR… la place de carpette!

Là où il y a de la gêne…

Ceci étant, le Saint-Esprit est loin de souffler avec le même bonheur sur tous les élus sociaux-chrétiens. Car Véronique Waroux qui intervient au conseil communal de Péruwelz dans le dossier No Télé en prenant la défense de la direction de la chaîne, c’est franchement «too much»: là où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir, comme aurait dit mon grand-père…

Les enseignements de la grève

– Comment sait-on que c’est jour de grève à Tournai? C’est le jour où vous avez le plus de chance de voir des policiers tournaisiens en rue.

– Comment sait-on que c’est jour de grève à la RTBF? C’est le jour où vous avez le plus de chance d’apprécier la programmation débarrassée des autopromotions.

– Comment sait-on que Jacky Legge soutient la grève? Il y a un piquet de grève devant le cimetière du Sud.

– Comment sait-on que les écoles de Mons-Borinage sont en grève? Les enfants sont en immersion syndicale et apprennent à tenir un piquet aux côtés de papa ou maman (cfr. les incidents de Thulin); la relève se prépare…

Fidel Senesael

Le simulacre de conseil communal d’Estaimpuis qui s’est tenu cette semaine a démontré qu’en l’absence du plénipotentiaire bourgmestre, la vie (politique) s’arrête dans l’entité qui survit.

À chaque question posée par l’opposition, et ces interrogations concernaient pourtant le quotidien des habitants (autrement dit, elles ne relevaient pas de hautes considérations politiques), Christian Leclercq qui «occupait le siège» répondait presque systématiquement: « J’ai pris note de votre question, le bourgmestre y répondra prochainement»

De deux choses l’une:

– soit Daniel Senesael n’est rien d’autre qu’une sorte de Fidel Castro à la sauce locale qui impose silence et menaces de rétorsion à quiconque s’aventurerait à sortir des rangs;

– soit Daniel Senesael assure une telle emprise sur cette commune que, même s’il ne donne aucune indication explicite en ce sens, plus personne n’ose la moindre prise de parole sans en référer au «guide suprême».

À vrai dire, si nous avons plutôt tendance à croire à la seconde version, les deux options sont aussi inquiétantes l’une que l’autre pour l’exercice d’une saine démocratie communale à Estaimpuis.

Panier de crabes

À l’occasion, nous reprenons certains extraits d’articles ou de citations parus dans les colonnes de confrères. Autant en faire profiter un maximum de monde. Pour le coup, nous n’avons même pas besoin d’aller voir ailleurs, car cet extrait d’un compte rendu paru récemment dans nos colonnes sportives mérite assurément une double publication, tant «c’est excellent»…

«Sanction: un match à sens unique et perdu sur un score de forfait par la Montkainoise avec des buts contre leur camp de Demotte, Delannois, Bouziane, Dupret et Vangersdale pour clôturer la série».

Pour les lecteurs peu au fait de cette pitoyable «Affaire montkainoise», relevons que les trois premiers sont des responsables politiques et les deux suivants des représentants du club de foot. Autrement dit, cette affaire n’est rien d’autre qu’une guéguerre d’egos au sein d’un panier de crabes mais avec des conséquences désastreuses.