BRUXELLES -

Voici le deuxième plus grand insecte au monde: vous pouvez le voir au Museum des Sciences naturelles

C’est comme une branche d’arbuste de la longueur d’un bras. Ce phasme d’une espèce encore inconnue il y a peu est désormais visible au Museum des Sciences naturelles. Il est le second insecte le plus grand du monde.

Des biologistes belges de l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique (IRSNB) ont découvert au Vietnam trois phasmes encore inconnus. L’un d’eux, avec ses 32 cm de long, est le deuxième plus grand insecte actuel de la planète. Deux des nouvelles espèces, Phryganistria tamdaoensis et Phryganistria heusii yentuensis, peuvent être observées dans le vivarium du muséum des Sciences naturelles, a annoncé jeudi l’IRSNB dans un communiqué.

Le Phryganistria heusii yentuensis mesure 32 cm de long (54 avec les pattes avant tendues), ce qui en fait le deuxième plus grand insecte vivant décrit à ce jour. Le premier, Phobaeticus chani, est aussi un phasme et mesure près de 36 cm, indique l’Institut.

Des mâles, des femelles et des œufs

Les biologistes ont pu récolter des mâles, des femelles et des œufs, et peuvent donc en élever en captivité pour mieux les étudier. L’expédition a également livré des dizaines d’espèces non encore décrites, ce qui va permettre au minimum de doubler le nombre d’espèces de phasmes du Vietnam connues.

Ces trois nouveaux phasmes sont décrits dans la revue en ligne European Journal of Taxonomy.

«La couleur des mâles ne varie pas»

«En étudiant les phasmes en captivité, on comprend mieux leurs différents stades de croissance, leurs comportements, leur structure corporelle et leurs variations de couleur», explique Joachim Bresseel, professeur à l’Athénée royal Horteco de Vilvorde et collaborateur scientifique à l’Institut. «Nous avons ainsi constaté que la couleur des mâles ne variait pas, contrairement à celle des femelles.»

Lors de leur expédition au Vietnam, les entomologistes ont également formé des biologistes locaux à la constitution de collections de référence d’insectes. Les scientifiques sur place peuvent ainsi identifier les espèces, surveiller la biodiversité et prévenir d’éventuels dégâts.

Herbivores, la plupart des phasmes sont inoffensifs.