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Les salaires des top-managers toujours plafonnés

Les salaires des top-managers toujours plafonnés

Le Premier ministre Charles Michel lors de la séance plénière de la Chambre au Parlement fédéral. BELGA

Concernant les salaires des top-managers, le gouvernement appliquera les règles du gouvernement précédent.

Le gouvernement «mettra en oeuvre les lignes directrices, les modus vivendi» que le gouvernement précédent avait définis pour plafonner les revenus des dirigeants des entreprises publiques, a indiqué ce jeudi le Premier ministre Charles Michel après que le ministre de tutelle de bpost et Belgacom, Alexander De Croo, a fait connaître son ambition de ne plus s’immiscer dans la politique managériale desdites entreprises autonomes.

Les partenaires du gouvernement Di Rupo s’étaient accordés sur une limitation à 290.000 euros par an de quelques fonctions de CEO dans certaines entreprises publiques. «Ces règles seront parfaitement respectées», a assuré Charles Michel, confirmant des déclarations mercredi de la ministre de la Mobilité (SNCB), Jacqueline Galant.

«Oui, il y a, dans l’accord de gouvernement, une volonté politique de respecter l’autonomie des entreprises publiques. Il ne revient pas au gouvernement fédéral de s’immiscer systématiquement dans les organes des entreprises autonomes», a indiqué jeudi le Premier ministre. En matière salariale, la «sobriété» prévaut et les règles décidées par le gouvernement précédent seront d’application, a-t-il précisé.

Le chef de gouvernement et le chef de groupe MR Denis Ducarme ont dénoncé une énième «tentative de déstabilisation» orchestrée par l’opposition. M. Michel a en outre évoqué «une tempête dans un verre d’eau», la question d’une vacance de poste à la tête d’une des entreprises publiques ne se posant pas actuellement.

Craignant la privatisation des entreprises publiques, l’opposition a renvoyé l’anathème au gouvernement auquel elle a une nouvelle fois reproché de semer la confusion. Marcel Cheron (Ecolo) a en outre plaidé en faveur d’une légalisation du plafonnement, l’ambitieux accord scellé sous la législature précédente étant selon lui construit sur «du sable».