ASSISES DE LIÈGE -

Affaire Ishane Jarfi : le procès brièvement suspendu suite à un incident de procédure

Affaire Ishane Jarfi : le procès brièvement suspendu suite à un incident de procédure

- BELGA

Le président de la cour d’assises de Liège a rendu un arrêt dans lequel il autorise la projection en audience publique de la vidéo réalisée lors de la reconstitution des faits. Les avocats d’un des accusés avait demandé de pouvoir la visionner avant sa diffusion en public, ce qui avait suspendu les débats.

Même si cette vidéo n’a pas été soumise préalablement à l’appréciation des avocats de la défense des quatre accusés, elle ne viole pas le principe contradictoire des débats.

Les avocats de Jonathan Lekeu avaient interrompu l’exposé d’un enquêteur jeudi après-midi et ont causé un incident de procédure. Ils s’étaient opposés à la diffusion d’une vidéo qui contient les images de la reconstitution des faits. Ces avocats, qui n’ont pas reçu la pièce avant l’audience, estimaient que le principe contradictoire avait été violé et exigeaient de visionner cette vidéo avant qu’elle soit soumise aux jurés.

La reconstitution des faits, à laquelle les avocats de la défense avaient assisté, avait duré dix heures. Certaines séquences avaient été filmées. Le chef d’enquête avait souhaité diffuser cette vidéo qui ne contenait qu’une succession de séquences filmées les unes à la suite des autres, sans qu’un montage soit réalisé.

Mais les avocats de la défense ont profité de cette occasion pour soulever un premier incident de procédure. Ils prétendaient qu’ils auraient dû disposer de cette vidéo avant qu’elle soit diffusée pour pouvoir la visionner et préparer leur défense. Ils dénonçaient une violation du principe contradictoire des débats.

La cour avait suspendu les débats pour rédiger un arrêt, dans lequel elle a estimé que le principe contradictoire des débats n’a pas été violé, et a ordonné la poursuite des débats. L’enquêteur a donc pu projeter à destination des jurés la vidéo de la reconstitution des faits.