TÉLÉVISION -

Un portrait d’Albert et Élisabeth en deux parties sur La Une

Ce vendredi soir, dans C’est du Belge, sur La Une, portrait du roi Albert Ier et de la reine Élisabeth. Un film réalisé par Nicolas Delvaulx avec la contribution d’Esmeralda de Belgique.

Dans le journal de ce vendredi, vous retrouverez l’interview de la princesse Esmeralda. Ici, nous vous livrons celle de Nicolas Delvaulx, le réalisateur.

Nicolas Delvaulx, quel a été le fil conducteur de ce documentaire?

Avec la princesse Esmeralda, nous étions d’accord pour voir la vérité telle qu’elle est. Il y a bien sûr une certaine empathie, mais aussi avec une certaine modernité. Nous avons travaillé trois ans dessus. C’est ce qui donne une certaine crédibilité. Pour moi, c’est un documentaire à la fois populaire et exigeant. Et c’est passionnant. Vous imaginez: on a eu Léopold 1er qui a créé la Belgique, Léopold II qui lui a donné une consistance économique et Albert qui lui a donné une âme. Quand on voit le triomphe d’Albert à l’issue de la guerre 14-18 aux États-Unis… Il a vraiment représenté la résistance contre les Allemands. C’est le seul chef d’État à être resté dans son pays. Je ne crois pas que la Belgique aura encore autant de succès dans le monde…

Quelle image retenez-vous de la reine Élisabeth?

C’est quelqu’un qui était convaincu que les blocs Est et Ouest étaient politiques et que la musique pouvait réconcilier les peuples. C’est aussi quelqu’un qui a vraiment soutenu politiquement le roi Albert. Il ne voulait pas monter sur le trône, elle était derrière lui… Il a voulu capituler à Anvers, c’est elle qui a insisté pour que cela ne se fasse pas. Elle avait une énergie… À La Panne, durant la guerre, elle a sauvé des milliers de vies! Je retiens aussi pas mal d’anecdotes qui ne sont pas dans le film car au départ il devait faire 70 minutes et que finalement il en fait deux fois 80…

Par exemple?

Je l’évoque un peu à la fin du film, où l’on voit ces enfants qui ont passé le grillage du château de Laeken. Elle n’appelle pas les gendarmes, elle les invite à participer à un pique-nique et elle les emmène voir les chiens du chenil… Lors d’une manifestation, il lui est aussi arrivé d’être reconnue par un ouvrier qui lui dit «Ça va, tu es de notre côté…» Il y a plein d’anecdotes étonnantes.