BELGIQUE -

État des routes en Wallonie: des annonces totalement infondées, se défend Prévot

État des routes en Wallonie: des annonces totalement infondées, se défend Prévot

Illustration. EdA - Christophe Béka

Le ministre wallon des Travaux publics Maxime Prévot a qualifié ce jeudi de «totalement infondées» les annonces par la Fédération wallonne des entrepreneurs de travaux de voirie (FWEV) de réductions de 30% à 40% des investissements sur les routes.

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«Ces propos sont inutilement générateurs de craintes au sein d’un secteur qui est déjà confronté à des difficultés depuis quelques années», a-t-il déclaré dans un communiqué.

Et le ministre d’avancer ses chiffres: les budgets régionaux pour les routes et autoroutes seront réduits de 2% uniquement, dans le cadre de l’assainissement des finances publiques, mais s’élèvent toujours à 200 millions par an soit un milliard d’euros sur la législature.

En outre, le plan Infrastructures mobilisera 320 millions d’euros complémentaires sur 2016-2019. Maxime Prévot y ajoute les fonds européens à venir et les dossiers introduits auprès de la Commission européenne dans le cadre du Plan Juncker.

Le ministre dément aussi tout gel des commandes publiques, les derniers dossiers du Plan Routes 1 étant en phase de bouclage. «Le travail se poursuivra donc bien en 2015, en transition douce vers les Plan Infrastructures à venir», commente-t-il.

A ses yeux, la principale difficulté du secteur concerne le dumping social, à savoir la concurrence d’entreprises qui recourent à de la main-d’oeuvre étrangère moins coûteuse en contribution sociale, ce qui leur permet d’emporter des marchés publics.

La Déclaration de politique régionale (DPR) prévoit notamment de prendre «toutes les mesures additionnelles utiles pour lutter contre le dumping social, notamment dans le cadre des marchés publics». Le ministre Prévot a chargé un bureau d’avocats d’analyser la possibilité de modifier les futurs cahiers des charges «pour que les entreprises employant du personnel belge soient moins préjudiciées qu’actuellement». Le tout en veillant à respecter les règles européennes en la matière.