POLITIQUE -

Cahier Atoma sur la révision de la Constitution: «Une métaphore», minimise Jan Jambon

Cahier Atoma sur la révision de la Constitution: «Une métaphore», minimise Jan Jambon

Jambon et Michel ont assuré qu’il n’y a pas d’accord secret sur une révision de la Constitution, contrairement à ce que le ministre N-VA a laissé entendre devant des étudiants. BELGA

Le gouvernement a tenté d’éteindre l’incendie après les propos attribués au vice-Premier ministre N-VA.

Ce jeudi, Charles Michel avait convoqué la presse pour s’exprimer avec ses vice-Premiers. Le Premier ministre a dû revenir sur la polémique née des propos de Jan Jambon devant une assemblée d’étudiants nationalistes. Le ministre N-VA de l’Intérieur a notamment confié avoir retiré tous les drapeaux belges de son bureau et n’avoir laissé le portrait du roi que dans la salle où il reçoit les journalistes. Mais aussi que «dans le coffre-fort des partis de la majorité, il y a des petits cahiers Atoma, à côté de l’accord de gouvernement. Il contient des accords sur les articles de la Constitution qui seront soumis à révision. Je pense que nous pourrons même avoir l’article 195», article qui permet la révision de toutes les dispositions constitutionnelles».

Charles Michel a réagi à ce sujet en affirmant qu’il n’y a «pas d’accord secret» dans l’accord de gouvernement transmis au Parlement. Cette version a été confirmée par le vice-premier ministre N-VA. Quand on est cité on ne fait pas toujours la distinction entre les propos qui relèvent du «récit», de «l’humour», du «cynisme» et les faits avérés, s’est expliqué Jambon.

«On n’a pas de cahier Atoma, on a un accord de gouvernement»

Le chef de file N-VA au gouvernement a précisé avoir dit en substance à des étudiants nationalistes: «ça c’est l’accord de gouvernement, le reste est pour les cahiers Atoma». Mais «on n’a pas de cahier Atoma, on a un accord de gouvernement», a-t-il souligné.

Quant à une éventuelle future révision de la Constitution (et par là une prochaine réforme de l’Etat), cette question viendra en fin de législature, a ajouté Jan Jambon, confirmant les dires de Charles Michel.

C’est traditionnellement «en fin de législature qu’une majorité tient débat sur la liste des articles de la Constitution, il n’y a rien de neuf à cet égard», a indiqué le Premier ministre.

Plus tôt dans la journée, le ministre wallon cdH Maxime Prévot s’était dit « choqué » par les propos de Jambon. «Il y a une volonté, un objectif de dépeçage de la Belgique» dans le choix de la NV-A de participer au gouvernement fédéral, affirmait-il.