BRUXELLES -

Campus de la Plaine: la police évacue de force les étudiants (Vidéos)

A l’ULB, le moral du Comité «Sauver La Plaine» ne faiblit pas, ce matin plusieurs étudiants ont formé une chaîne humaine pour barrer la route aux ouvriers venus abattre les arbres. Mais la police était en nombre pour les évacuer.

+ «On restera enchaînés jusqu’à ce qu’on nous déloge de force»

Une vingtaine d’étudiants et autres membres du Comité «Sauver La Plaine», présents depuis jeudi 07h00, ont formé une chaîne humaine pour barrer la route aux ouvriers venus reprendre l’abattage des quelque 150 arbres. Les policiers ont rompu de force les rangs des opposants vers 08h00 pour laisser les travailleurs d’Universalis Park entrer sur le chantier.

Des astreintes de 100 euros

Un barrage policier filtrant a été installé à l’entrée du site. Pour rappel, à la suite d’une requête unilatérale, le tribunal de première instance de Bruxelles a délivré une ordonnance autorisant la mobilisation des forces de l’ordre pour faire évacuer le site en travaux de La Plaine et soumettant les occupants à des astreintes de 100 euros par constatation de leur présence.

Vers 09h00, trois militants sont entrés sur le chantier et un huissier leur a signifié que plusieurs constats par jour pouvaient être dressés. Le chantier a été libéré vers 09h30.Une trentaine de militants étaient décomptés à 09h00 aux abords du site.

Sur sa page Facebook , le comité a publié plusieurs vidéos où l'on voit notamment des policiers arrêtés un jeune homme qui à priori "s'est fait arrêter sans raison".

 

 

Bâillonés avec des billets

Alicia Schmit, membre du comité «Sauver la Plaine», défend que la procédure unilatérale introduite par Universalis Park devant le tribunal de première instance limite les droits des opposants.

 

«La décision du tribunal d’imposer des astreintes de 100 eurosaux personnes dont la présence est constatée sur le chantier repose entre autres sur des accusations de troubles avec violences. Les membres du comité sont toujours restés pacifiques. Nous trouvons aberrant que notre opposition à ce projet nocif pour la Région soit ‘criminalisée’. Mais, nous n’avons pas les moyens nécessaires pour entamer une procédure d’opposition afin d’essayer de faire lever ces astreintes».

Pour dénoncer le choix de cette procédure judiciaire, des membres du comité se sont bâillonnés avec des billets, mercredi à 09h00, devant le siège d’Immobel, situé à proximité du palais de justice.

Les militants appellent les politiques à refuser qu’un projet immobilier puisse être réalisé sur des zones à haute valeur biologique.

Une manifestation samedi

Ce samedi le comité organise une manifestation à 13h30 devant la Maison communale d’Ixelles.

Pourquoi une telle mobilisation ? 157 arbres menacés

157 arbres sont menacés par le chantier. Le promoteur, Immobel, prévoit 75.000 à 100.000m2 de logements à Universalis Park. Ceux-ci sont principalement des appartements de luxe. Même si 10% de logements moyens et 8.000m2 de kots sont prévus, «Sauver la Plaine» estime que le projet ne correspond pas aux besoins bruxellois actuels.