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Portland s’envole, Ettore Messina premier coach étranger en NBA pour un soir

Portland s’envole, Ettore Messina premier coach étranger en NBA pour un soir

Messina a remplacé Popovich qui a subi une petite intervention chirurgicale. All Access / Reporters

Les Portland Trail Blazers ont enchaîné une neuvième victoire de suite, mercredi sur le parquet des Charlotte Hornets 105 à 97 pour conforter leurs ambitions sur la conférence Ouest et la NBA.

Les Blazers, avec 12 victoires et trois défaites, n’ont pas encore le meilleur bilan de NBA, mais ils s’en rapprochent.

Memphis, accroché par les Lakers (99-93), est toujours la meilleure équipe de NBA à égalité avec Toronto, vainqueur à Atlanta (126-115), avec 13 victoires et deux défaites.

La NBA fait relâche jeudi en raison de Thanksgiving, mais le choc entre Portland et Memphis vendredi s’annonce explosif.

Toronto et Memphis sont certes en tête respectivement à l’Est et à l’Ouest, mais l’équipe en forme du moment est Portland. Les Trail Blazers ont signé leur neuvième victoire de suite à Charlotte et affichent un bilan de 12 victoires pour trois défaites (3e à l’Ouest). LaMarcus Aldridge est pourtant passé à côté de son match en attaque (9 pts, 3 sur 18 au tir!), mais Damian Lillard et Wesley Matthews ont répondu présent avec 50 points à eux deux.

James : «Du bon basket»

Contre Orlando (111-96), Stephen Curry a marqué 28 points en moins de 24 minutes (69,2% de réussite), dont six paniers à trois points, au lendemain de ses 40 points inscrits face à Miami. Sous son impulsion, les Warriors qui viennent de remporter leurs sept derniers matches (12 v-2 d, 2e) consolident leur statut de candidat au titre. «On a toujours l’impression qu’il va rentrer tous ses shoots», admire Steve Kerr, l’entraîneur de Golden State.

«On produit du bon basket», s’est félicité LeBron James après la victoire en forme de revanche de Cleveland devant Washington 113 à 87. La semaine dernière, les Cavaliers avaient bu la tasse dans la salle des Wizards (91-78) et «King James» s’était inquiété de la fragilité de son équipe. Changement radical d’ambiance cinq jours plus tard: James a marqué 29 points, pris dix rebonds et distillé huit passes permettant aux «Cavs» d’équilibrer leur bilan (7 v-7 d, 7e de la conférence Est).

Messina a été le premier entraîneur étranger en NBA... pour un soir. Arrivé cet été à San Antonio, Ettore Messina n’a pas tardé à prendre du galon. En l’absence de Gregg Popovich qui a subi une petite intervention chirurgicale, l’Italien, vainqueur de l’Euroligue à quatre reprises avec Bologne et le CSKA Moscou, a dirigé les Spurs contre Indiana. Sous sa direction, le champion en titre a enchaîné une cinquième victoire de suite (106-100), le 8e lors des neuf derniers matches (5e, 10 v-4 d). Une victoire qui doit beaucoup à Manu Ginobili (28 pts) qu’il avait déjà «coaché», à Bologne. «C’est une machine bien huilée, ils savent tous ce qu’ils ont à faire», a-t-il fait remarquer. Messina est rentré dans l’histoire en devenant le premier Européen à diriger une équipe NBA: «Cela fera quelque chose à raconter à mes petis-enfants», a-t-il plaisanté, en refusant de se présenter comme un successeur possible de l’emblématique «Pop».