MOBILITÉ -

Le prix du billet des bus TEC va quand même augmenter

Le prix du billet des bus TEC va quand même augmenter

Le prix des abonnements et billets électroniques restent, eux, inchangés. BELGA

Annoncés inchangés, les tarifs des bus TEC augmenteront quand même en avril. Mais uniquement le billet «papier».

Cela avait été dit lundi en commission budget du gouvernement wallon. Cela a donc été confirmé dans un des arrêtés récemment publiés dans le Moniteur belge: dès le 1er avril 2015, le prix du billet acheté à bord d’un bus du TEC sera plus cher de 20 cents.

De quoi surprendre puisque, pas plus tard que le 14 novembre, le ministre wallon Carlo Di Antonio (cdH) avait promis que le TEC n’augmenterait pas ses tarifs.

Même si les arrêtés du Moniteur bétonnent en effet le prix de différentes formules d’abonnement aux prix actuels, ce n’est donc pas le cas pour le billet «papier».

Hier, le cabinet Di Antonio a d’abord à nouveau nié l’existence de cette hausse (pourtant évoquée en commission lundi donc…), avant de finir… par la reconnaître et de préciser que «le titre de transport de référence sera désormais le billet électronique. Le billet papier devient un titre de transport de dépannage».

Voilà qui fait un peu désordre, au moins dans la communication…

Et si les accises sur le diesel augmentent…

Ce matin, sur Bel RTL, le collègue cdH du ministre de la Mobilité, Maxime Prévot à tenter de l’aider en plaidant que cette augmentation… n’en est pas vraiment une.

«On a doté le groupe TEC, la SRWT, de montants complémentaires pour préserver les citoyens de toute augmentation des TEC, a-t-il d’abord dit en rappelant qu’aucune formule d’abonnement et de billet électronique n’augmente.

Quant à celle de 20 cents pour le billet papier: «cela reste largement à la marge. Mais il faut espérer que l’augmentation des accises sur le diesel ne va pas avoir un coût important car on sait que les bus sont de gros consommateurs de diesel.»

À lire entre les lignes: s’il devait encore y avoir une augmentation des tarifs TEC, ce ne serait pas la faute du gouvernement wallon mais bien celle du gouvernement fédéral de Charles Michel…