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Le nouveau dirigeant «bénévole» du Standard: «Duchâtelet aimerait prendre du recul»

Le nouveau dirigeant «bénévole» du Standard: «Duchâtelet aimerait prendre du recul»

Bruno Venanzi, le nouveau vice-président du Standard, va soulager le travail au quotidien de Roland Duchâtelet. Et affirmer un peu plus l’ancrage liégeois, égaré ces derniers temps. belga

Bruno Venanzi, le vice-président du Standard, aura en charge la gestion quotidienne du club et l’aménagement du stade. Bénévolement…

Avant de partir à Séville, Axel Lawarée avait été présenté dans ses nouvelles fonctions de conseiller sportif du président Roland Duchâtelet. Hier, avant le départ pour Rijeka, c’était au tour de Bruno Venanzi de passer par la case présentation. Le fondateur de Lampiris (société liégeoise fournisseur d’énergie), qui a été nommé au poste de vice-président du Standard, reprendra en partie le travail de gestion quotidienne qu’avait Pierre François quand il était directeur général – il occupera d’ailleurs son bureau, à Sclessin.

Le président a ainsi reconstitué une équipe autour de lui, une équipe liégeoise de souche qui plus est, sans doute pour mieux arrondir les angles avec les supporters. Faut-il y voir, aussi, une volonté du président de prendre un peu de hauteur – et mieux gérer sa galaxie de clubs (outre le Standard, il dispose dans son portefeuille de Charlton, Ujpest, Alcorcon et Carl Zeiss Jena)? S’il n’est pas question qu’il se retire et s’il sera encore impliqué pour les décisions majeures, comme la nomination de l’entraîneur-adjoint, intervenue mardi soir (voir par ailleurs), «Il aimerait en effet prendre du recul au quotidien», confirme Bruno Venanzi, qui aura dans ses attributions d’autres projets à mener.

Le stade et ses alentours en est un, toujours pas sorti des cartons liégeois. «Le réaménagement des loges et des business seats seront mes premiers chantiers, explique Venanzi. On veut des business (en tribune 2) à l’anglaise, où il est possible de manger à l’intérieur mais de vivre le match à l’extérieur, et plus derrière une vitre.»

«Je travaillerai de manière bénévole»

Une réflexion va également être menée avec les habitants du quartier pour aménager les alentours du stade Maurice Dufrasne, et permettre aux supporters de circuler librement autour de toutes les tribunes. La rénovation du stade (fermé ou non?) reste un projet qui doit encore se concrétiser. «Mais on va y travailler», promet Venanzi, qui côtoie Roland Duchâtelet depuis «six ou sept ans; et il ne m’a jamais laissé l’impression d’être un homme qui agit tel un plénipotentiaire (NDLR: qui détient les pleins pouvoirs)».

Administrateur du Standard, en plus d’en être le vice-président, Bruno Venanzi reste impliqué chez Lampiris, «mais avec mon associé (NDLR: Bruno Vanderschueren), on a nommé un directeur général depuis deux ans». Le Standard pourra donc occuper une partie de ses journées… bénévolement. «Le président Duchâtelet m’a proposé une rémunération, mais j’y ai renoncé. Je travaillerai de manière bénévole. Bon, pour ce déplacement, je suis invité…» Un premier voyage qu’il espère victorieux.¦

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