santé

Prévention sida : encore beaucoup à faire

Si 1 115 nouvelles infections au VIH ont été diagnostiquées en Belgique en 2013, c’est en grande partie en raison d’un «niveau de connaissance de la maladie bien trop faible», estime le directeur de la Plate-forme Prévention Sida, Thierry Martin, à l’occasion de la présentation de la Journée mondiale de lutte contre le sida du 1er décembre.

«Chaque nouvelle contamination est aujourd’hui un échec collectif puisqu’on sait désormais que l’éradication de la maladie est possible», déplore Michaël François d’Ex Aequo, une association membre de la Plate-forme. La fin de l’épidémie du sida est en tout cas l’objectif que s’est fixé l’ONU Sida à l’horizon 2030. Le programme des Nations Unies l’estime envisageable si, d’ici 2020, 90% des personnes vivant avec le VIH connaissent leur séropositivité, 90% des personnes conscientes de leur séropositivité ont accès au traitement et 90% des personnes sous traitement atteignent des niveaux de VIH indétectables dans leur organisme.

Mais pour atteindre cet objectif, il y a encore beaucoup à faire. Notamment en matière de dépistage. Selon les derniers chiffres, 43% des dépistages ont en effet été effectués tardivement en 2013. La sensibilisation et le dépistage sont donc toujours nécessaires.

www.preventionsida.org