NOUVELLE STAR

Manoukian : « L’année du revival »

Manoukian : « L’année du revival »

André Manoukian, c’est le pilier de la «Nouvelle Star». Il sera entouré de Sinclair, Élodie Frégé et Yarol Poupaud. © Aurelien FAIDY/AutoFocus-prod

La «Nouvelle Star» revient ce soir pour une nouvelle saison avec deux nouveaux jurés, un «nouvel» animateur et toujours le même André Manoukian.

«Cette année, c’est retour vers le futur, résume le compositeur. Les candidats sont de plus en plus éduqués, de plus en plus jeunes et musiciens. Ils revisitent tout. On leur demande des chansons françaises et comme ils n’en connaissent plus vraiment, ils vont chercher dans les classiques. Vous voyez un môme qui vous chante du Brassens et vous avez l’impression qu’il l’a écrite pour le gosse. Ils remontent le temps, ils ont une vraie culture musicale. Internet provoque ça. Il y a un effet revival.»

«Revival» aussi avec le retour de Benjamin Castaldi qui présentait l’émission à ses débuts. Un retour salué par le juré de la première heure: «C’est l’ADN. C’est lui qui a lancé le programme, il tient son rôle formidablement bien. En plus il se mettait entre nous et le public, on a toujours été un jury un peu turbulent, lui, il pondère un peu.»

«Sentimentd’être un groupe»

L’artiste récupère deux nouveaux compagnons de jeu car Maurane et Olivier Bas cèdent leur place à Élodie Frégé et Yarol Poupaud. Pour la première fois, le jury sera donc entièrement composé de musiciens: «Quand on se baladait ensemble en tournage on avait le sentiment d’être un groupe en déplacement. D’habitude il y avait toujours un producteur, un critique, un journaliste. Pour marquer le coup, on a enregistré Fever

Toujours aussi enthousiaste au démarrage de sa onzième saison, André Manoukian décrypte le succès du programme: «Cette émission est l’une des plus musicales. C’est du décryptage. Il y a toujours une parole qui vibre, qui est juste. Mettre des mots sur la musique est la chose la plus difficile qui soit. L’usage de la métaphore est l’apanage des chefs d’orchestre classiques. On est les plus pointus à ce niveau-là.»

Et les autres programmes? «L’interactivité est un gadget. Les gens en ont marre du storytelling. Faire larmoyer le spectateur en montrant le gars avec sa famille qui chiale à côté c’est plus la peine. Autant que l’émotion vienne des musiciens eux-mêmes. The Voice a un peu remis les curseurs à leur place en montrant de vraies voix», synthétise le juré, qui salue aussi régulièrement la tournure de l’émission depuis qu’elle est passée, en France, de M6 à D8.

Plug RTL, 21.05