PSYCHO

Dix «trucs» pour être heureux

Une étude flamande de l’université de Leuven montre que le bonheur, ça se construit. Même si le travail est moins facile pour les dépressifs ou les perfectionnistes.

Le bonheur dépend d’une équation assez simple: 50 pourcent de génétique, 10 pourcent sont liés aux circonstances, et les 40 autres pourcent sont «dans la tête». Les derniers 40 pourcent de bonheur sont donc quelque chose de réalisable. 7 700 Flamands ont participé à une enquête de l’université catholique de Leuven (KUL).

On a divisé les participants en trois groupes. Le premier recevait tous les jours des conseils pour être heureux. Le deuxième recevait des tâches plus larges, hebdomadaires. Et le troisième groupe faisait office de groupe de contrôle. Ils étaient sur une liste d’attente et ont reçu leurs conseils après quatre semaines.»

Les résultats sont très clairs: le sentiment de bonheur augmentait chaque semaine grâce aux conseils. Le fait de recevoir les conseils sur une base hebdomadaire ou quotidienne ne changeait rien. Patrick Luyten, professeur de psychologie à la KUL s’exprimait dans le Niewsblatt: «Les gens du groupe de contrôle se portaient bien la semaine, mais retombaient vite à leur niveau.» À première vue, l’effet des petits conseils sur le moral n’est pas spectaculaire, mais Patrick Luyten utilise une comparaison imagée: «Cela équivaudrait à une perte de deux à six kilo après un régime de quatre semaines. Beaucoup de gens signeraient des deux mains pour obtenir ça.»

Six mois plus tard

La plus grande surprise pour les chercheurs n’a pas été que les conseils de bonheur fonctionnaient, mais qu’ils fassent encore effet après six mois. Et surtout, le sentiment de bonheur était encore devenu plus grand. Patrick Luyten: «Les gens réfléchissent sur leur vie, sur leur priorité et sur le fait qu’ils veulent avancer dans la vie en pleine conscience.»

Les petits trucs fonctionnaient bien pour la plupart des participants, qu’ils soient jeunes ou vieux, homme ou femme, et peu importe leur niveau d’éducation. Sur un seul groupe, les conseils avaient peu voire aucun effet: les personnes en dépression profonde.

Les personnalités qui ont le plus de mal à être heureuses sont selon l’article du Niewsblad les perfectionnistes, tellement critiques envers les autres et eux-mêmes que ce n’est jamais assez, les personnes très dépendantes, les personnes anxieuses dans leurs relations avec les autres, ceux qui comparent toujours avec les autres… Mais même pour eux, l’amélioration est possible: «On n’est pas perfectionniste, on a une tendance au perfectionnisme», dit Patrick Luyten. Cela veut dire qu’il est possible d’agir.

10 recettes pour être heureux

Voici dans notre diaporama en haut de l'article dix trucs tirés du livre de Leo Bormans, des professeurs Patrick Luyten et Mia Leijssen «Veel Geluk, het grote geluksonderzoek», édité par Lannoo.

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