Innovatech, coach en innovation

Les entreprises wallonnes ont des idées et les réalisent. Mais elles manquent souvent de moyens pour les rentabiliser.

Avoir la bonne idée n’est pas tout. Il faut la développer, la concrétiser et la rentabiliser. Innovatech aide à y parvenir.

L’innovation est bonne pour la croissance des résultats financiers d’une entreprise. Mais la croissance est encore meilleure lorsqu’elle est encadrée, «coachée» par un acteur extérieur. C’est Marie-Hélène Van Eyck, la directrice d’Innnovatech qui le dit. Et ce n’est pas étonnant puisque le job d’Innovatech est notamment de coacher les PME durant le processus de développement de leur idée innovante.

Mais Innovatech n’est pas suspecte de prêcher pour sa chapelle puisque ses services sont gratuits. Et puis les chiffres confirment: quand une entreprise innove, ses résultats financier progressent. Mais, en moyenne, celles qui le font seules dans leur coin connaissent une croissance de 4%. Pour celles qui se font conseiller, c’est 27% de croissance.

«J’innove, mais j’intègre des regards et des idées extérieures, ça, c’est vraiment la clé de la réussite», dit la directrice d’Innovatech.

Le coaching proposé par cette structure se construit donc en plusieurs étapes: l’analyse de l’idée, de son potentiel et des besoins pour la développer d’abord. Ensuite, la recherche de partenaires techniques et de financement. À cela s’ajoute la protection de cette idée innovante (brevet), l’organisation du développement du projet/produit et son suivi.

«Innover, mettre au point, être rentable, ne pas se faire piquer son idée…: l’innovation est un processus très difficile et très lourd…»

Des idées mais un manque de temps

En Wallonie, les PME et même les TPE (très petites entreprises) ne manquent pas d’idées. En moyenne, Innovatech enregistre 250 projets par an. «Et on ne connaît pas tout, note Marie-Hélène Van Eyck. Quand le projet est facile à réaliser, en général l’entreprise ne vient pas nous trouver. »

Par contre, le problème des entreprises wallonnes est le manque de temps. Plus encore que les moyens financiers, le temps que l’entreprise peut consacrer à son innovation est compté. «Car l’innovation n’est pas quelque chose qui va rapporter tout de suite.»

Pour la même raison, malgré un produit ou un service réellement innovant, certaines entreprises wallonnes se plantent dans la rentabilisation. Là aussi, la structure des entreprises wallonnes est un handicap: «elles sont souvent sous-capitalisées et souffrent donc de carences marketing et commerciale au moment de vendre leur innovation. Car elles n’ont pas les moyens d’investir dans 2 ou 3 commerciaux.»