Un risque « bien réel » de violence en Catalogne

ESPAGNE Mise en garde, dimanche, de Jorge Fernández Díaz, ministre espagnol de l’Intérieur. Une semaine après le vote symbolique sur l’indépendance organisé en Catalogne, «Il ne faut pas nier que la radicalisation, combinée à de la frustration, puisse dégénérer en violence », a-t-il déclaré.

«Ce risque est certain et bien réel, a encore averti Fernandez Diaz. Surtout face à ceux qui, avec leurs initiatives politiques, entraînent cette radicalisation et, c’est prévisible, de la frustration. Un cocktail dangereux. »

Quelque 2,3 millions de personnes (sur 7,5 millions d’habitants) avaient participé à ce vote n’ayant, pour rappel, aucune valeur légale. Et près de 80% des votants, soit 1,8 million, ont dit «oui » à l’indépendance.

Depuis Brisbane en Australie où il participait au sommet du G20, Mariano Rajoy, chef du gouvernement conservateur espagnol, a annoncé, lui, qu’il allait se rendre en Catalogne, pour expliquer à ses habitants qu’il «est très bon d’être catalan, espagnol et européen. Et personne ne doit être forcé à choisir».