Manifestation nationale - Un homme ayant blessé des policiers sous mandat d'arrêt (2)

Un homme ayant blessé 5 policiers lors des incidents survenus en marge de la manifestation nationale qui s'est déroulée jeudi à Bruxelles, a été placé sous mandat d'arrêt. Il comparaîtra endéans les cinq jours devant la chambre du conseil, qui se prononcera sur la confirmation de son mandat, a indiqué vendredi le parquet de Bruxelles. Le suspect ainsi que les autres fauteurs de troubles qui seront poursuivis, encourent des peines de prisons pouvant aller jusqu'à 10 ans, selon Me Dimitri de Béco.

Une centaine de policiers ont été blessés lors des incidents survenus en marge de la manifestation nationale qui s'est déroulée jeudi à Bruxelles. Onze véhicules ont été incendiés et 62 autres endommagés. La police a intercepté 43 fauteurs de troubles dont deux ont été arrêtés judiciairement. L'un de ces auteurs présumés a été cité en procédure accélérée et est soupçonné d'avoir blessé quatre agents. Le deuxième suspect a quant à lui blessé cinq policiers et a été déféré devant un juge d'instruction qui l'a placé sous mandat d'arrêt. La police est également à la recherche de quatre autres auteurs identifiés qui auraient blessé des agents.

Les fauteurs de trouble qui seraient amenés à comparaître devant le tribunal correctionnel, encourent des peines de prisons fermes. "Les coups et blessures sur des agents de police sont sévèrement punis", a rappelé Me Dimitri de Béco. "Il est question de peines de prison allant d'un mois à un an ainsi que d'amendes allant de 300 à 1.800 euros pour des coups et blessures simples. Pour ce qui est des coups et blessures avec préméditation et si les agents subissent un arrêt de travail, la peine maximale est de cinq ans de prison, assortie d'une amende de 3.000 euros. Si la victime demeure en incapacité de travail, la peine peut aller jusqu'à 15 ans de prison si le geste était prémédité."

Toutefois, même les fauteurs de trouble qui n'ont pas blessé d'agents peuvent encourir des peines de prison. "Le parquet peut les poursuivre pour rébellion", poursuit Me de Béco. Les peines de prison pour rébellion simple vont de huit jours à six mois. En cas de rébellion armée, les peines de prison vont de trois mois à deux ans. Si la rébellion est commise en groupe avec entente préalable, les suspects qui ont utilisé des armes encourent de cinq à dix ans de prison et ceux qui n'ont pas utilisé d'armes, d'un an à cinq ans. "Il appartient au juge d'interpréter à partir de quand il est question d'entente préalable", indique l'avocat.

Les suspects responsables de dégradations ou d'incendie de véhicules notamment, encourent des peines de prison pouvant aller jusqu'à cinq ans. "Il s'agit à chaque fois de peines de prison maximale", a précisé Me de Béco.

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