POLITIQUE -

Le gouvernement approuve l’augmentation de la déduction des frais forfaitaires

Le gouvernement approuve l’augmentation de la déduction des frais forfaitaires

L’augmentation de la déduction des frais forfaitaires a été mise en balance, au même titre que les corrections sociales, avec l’annonce d’un saut d’index pour l’année prochaine. BELGA

Le Conseil des ministres a approuvé vendredi, en première lecture, le projet de loi programme comprenant les mesures liées au budget 2015, dont l’augmentation de la déduction des frais professionnels forfaitaires, la réduction d’impôts annoncée par la nouvelle équipe en place.

L’augmentation de la déduction des frais forfaitaires intervient en 2015 pour un montant de 450 millions d’euros alors que le gouvernement Michel entend ensuite y réserver 900 millions d’euros par an. Cela signifie que le contribuable verra son impôt sur les personnes physiques baisser d’environ 125 euros, en moyenne, en 2015, puis de 250 euros en moyenne par an à partir de 2016. La mesure sera «effective» dès le 1er janvier prochain, a-t-on souligné dans l’entourage du gouvernement sans toutefois pouvoir certifier qu’elle sera intégrée à la fiche de salaire dès janvier 2015. Cela fait partie des «modalités» qui restent à déterminer, a-t-on précisé.

Le projet de loi programme a été envoyé au Conseil d’Etat, invité à se prononcer dans les cinq jours, selon la procédure d’urgence.

Les sources proches du gouvernement insistaient vendredi sur l’augmentation de la déduction des frais forfaitaires, mesure phare du projet, mais refusaient d’en commenter d’autres. Ce n’est pas parce qu’elles sont négatives pour la population, assurait-on vendredi. Simplement, le projet en est au stade de la première lecture et doit encore faire l’objet de concertations.

L’augmentation de la déduction des frais forfaitaires a été mise en balance, au même titre que les corrections sociales, avec l’annonce d’un saut d’index pour l’année prochaine. L’opposition affirme que le contribuable y perdra en pouvoir d’achat, une vision contestée par le gouvernement qui a fait de la création d’emplois le coeur de sa politique.